‹ La conversion de Mme de Warens. Son père spirituel, Mgr de Rossillon de Bernex. Son séjour à la Visitation d'Annecy. La vérité sur la conversion d'après le témoignage du mari. La famille et l'entourage de Mme de Warens. Son habitation à Annecy. Le miracle de 1729. Mme de Warens en surveillance. La sincérité de sa conversion. D'après des lettres inédites et les documents de l'époqueChapitre 12 sur 15 · SÉANCE DU 9 JANVIER I73O · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 9 JANVIER I73O

« Assistants les SS1S De Soyrier et Flocart Scindics.

Autres assistants , le Seig1' De Vaugelas Colonel de Ville, le S1' Picollet, ex-Scindic, les SS1S De Compay, Ribiollet, Nouvellet, Delachinal, Comte, Masson, Perravex et Beaudé Conseillers.

« Le Seig1' Intendant Corvésy y a assisté.

« Le Sr Nouvellet représentant l'avocat de Ville a remontré que dans le dernier incendie, arrivé aux Fours des R,ls Pères Cordeliers, l'on auroit observé, que si, par malheur, le feu se fut jette de l'autre costé de la rue, tout le quartier seroit péri faute de secours, par le manquement du Pont d'Amour, qui étoit le seul endroit par où l'on auroit pu donner du secour, croyant par ainsy qu'il seroit très à propos de le rétablir.

« Le Conseil a délibéré que Ton prendra l'état de ce qu'il y auroit à faire pour ce rétablissement pour ensuite voir les moyens que l'on pourroit prendre pour cela. »

Cependant le roi de Sardaigne faisait étroitement surveiller sa protégée. Eugène Burnier a publié, dans son Histoire du Sénat de Savoie, parue en 1864, des lettres inédites, bien curieuses, sur Madame de Warens ; en voici le texte :

Au Premier Président Saint-Georges.

Monsieur,

« Ce matin, par le carrosse, est partie d'ici, pour se rendre a Lyon, Mm* la baronne de Warens de la Tour, pensionnée par S. M., pour ensuite se rendre par Seyssel à Annecy,

sa demeure. Peut-être pourrait-elle aller en droiture à Chambéry pour passer à Turin. Je prends la liberté de donner avis à V. E. qu'il est du service du roi qu'elle ne sorte pas des Etats, surtout pour se rendre en Suisse, pour quelque raison importante. Ainsi, je prie V. E. d'écrire à Seyssel qu'au cas qu'elle s'y présente on a4t attention de l'observer et de faire en sorte qu'elle se rende à Annecy, sans cependant lui donner aucun soupçon, et en cas qu'elle passe à Chambérv, pour se rendre à Turin, pour lors il n'y a rien qui ne soit conforme au service du roi, et on n'a qu'à lui laisser poursuivre sa route sans autre. C'est ce qui me donne motif d'écrire à V. E., s'agissant du service de S. M., en l'assurant du très parfait attachement avec lequel j'ai l'honneur d'être. Monsieur, de Votre Excellence, le très humble et très obéissant serviteur,

Le chevalier MAFFEI. »

A Paris, le 24 juillet 1730.

Au même.

Monsieur,

« J'ai vu par la lettre de V. E. les ordres qu'elle a envovés au sujet de Mme de \Yarens. Je crois qu'elle ira à Chambéry. En ce cas, il serait du service du roi de surveiller le commerce qu'elle pourrait avoir avec les gens de sa nation.

J'ai l'honneur d'être, Monsieur,

de Votre Excellence, le très humble et très soumis serviteur. Le chevalier MAFFE1. »

A Paris, le 17 août 1730.

Au même.

Monsieur,

« Je viens de recevoir à neuf heures du soir la lettre dont m'a honoré V. E., au

sujet de M"0" de Warens. Je la prie très humblement d'être persuadée que je ressens comme je dois la confiance dont elle m'honore, et que, si ladite dame passe ici, je lui en rendrai bon compte, sans m'écarter en aucune manière de ce qu'elle me prescrit, trop heureux, si je m'acquitte fidèlement de cette commission, d'en pouvoir mériter d'autres qui me procurent l'honneur de lui prouver le profond respect et la zélée soumission avec laquelle je suis, etc. »

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