‹ La conversion de pétrone; comédie en un acteChapitre 8 sur 12 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les mêmes, René.

Renk {entrant, les raquettes à la main). Le tennis est prêt... A qui des raquettes?

Bluette.

Votre bras, Monsieur Jacques. {Elle s'approclie de lui.)

Jacques (se retirant).

Si vous jouiez la première partie avec René ; je me mesurerais après avec le vainqueur.

René.

Je n'en ferai rien ; tu es mon invité.

Jacques.

Je t'en prie, j'aime mieux...

René.

Des façons ?

Jacques.

Un c aprice seulement.

Bluette.

Eh bien, Messieurs, qui de vous deux puis-jc provoquer en champ-clos?

René.

Voyons, Jacques, pas d'enfantillages '

Jacques.

Après ti)i, et ne fais pas d'embarras !

BLUliTTE.

Finissez-en, et tirez au sort la faveur de vous faire vaincre!

C'est une idée.

Jacques {indiffc'rcnl).

Comme vous voulez.

Bluette.

A la courte paille! . . .

René.

Non; une seule sorte de tournoi convient ii notre siècle de nickel. {Moiiliaul à Jari/ms une picci de monnaie.) Pile ou face ?

Jacques.

Pile! (A /)ar/) C'est de circonstance. [Rcnc ie//v In pièce en l'air et la leçoit dans sa main?)

Ri;nÉ {montrant la pièce à Jacques).

C'est pile!

Jacques.

Naturellement ! (/l Binette) IMadeniuistlle, je suis à vous. ( // lui offre le bras.)

BLUiiTTE {se penchant vers Jacques).

Fi, Fi, le vilain boudeur! (J René) Tu sais, je suis gaie, très gaie, excessivement ^àxç.. {Elle sort ai'cc Jacques^

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