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LES ÉLIXTIONS DE LA NOBLESSE A TOULON

puis François d'Ailhaud et Cliailan élisent d'Autane ; enfin d'Ailhaud et d'Autane élisent Chailan. Il y a eu 3 scrutins successifs. Les apparences sont sauvegardées. Électeurs et élus déclarent d'ailleurs « que c'est avec le regret le plus vif qu'ils se voient dans l'impossibilité de nommer les 6 députés qu'ils seraient en droit d'envoyer à l'assemblée de Draguignan ».

Toulon élit 15 électeurs non possédant fiefs : de La poype Vertrieux, de Vialis, César marquis de Coriolis, Joseph des Rois, Milet de Mureau, Possel, Meri de la Ganorgue, Simoni de Broutières, de Ferry du Clapier, François de Rochemore, de Cuers de Cogolin, Robineau de Villemont, Daniel, Magdelon de Gineste, Isnard de Gancelade. — A Brignoles, 11 nobles non fieffés ont comparu. Le premier qu'ils choisissent est un fieffé : Jean Baptiste de Monier du Gastellet ; les 8 autres sont pris parmi les votants : de Gantés, de Monier de Châteauvieux, Esprit Toussaint de Clappiers, François de Clappiers, de Paul, de Bellon de Sainte Marguerite, de Grisolle, Gaspard de Beaumont. — A Hyères, les trois élus sont non fieffés : Louis François Raymond de Clapiers Saint Tropès, Alexandre Aimable de David de Beau regard et Charles Joseph Cresp de Saint-Césaire.

En somme, sur 70 députés de la noblesse qui vont voter au deuxième degré, 60 sont non fieffés et 10 possédant fiefs. C'est la défaite assurée pour ces derniers. Ils ne peuvent espérer, pour siéger aux Etats généraux, que dans la courtoisie de leurs adversaires.

Aix, Marseille et Arles députant directement, nous n'avons à nous préoccuper ici que des comparants. C'est d'Aix que sont parties les protestations les plus

véhémentes des non possédant fiefs. Ils sont accourus en masse à l'assemblée du 2 avril. On en compte 58 : de Gastaud, de Barnoin, président trésorier de France, de Barnoin, conseiller aux Comptes, Antoine (Charles de Barnoin, Duveyrier, de Solliers, de Mouriès , d'Etienne du Bourguet, d'Autheman , Duranti de la Calade, Lyon de Saint Ferréol, de Colla de Pradine, d'Orsin, de Meyronnet, Félix de Clapiers, deCrose, de Mène de Saint Gérôme, Joseph Barthélémy de Mène, d'Ollivier, Laurens de Mène, de Miollis, de Siméon, de Pazery, d'Eymar de Nans, Dauphin de Trebillane, de Tuffet, de Coye du Castellet, Gaspard Truphème, Jaubert de Saint Pons, de Bonnaud, de Bouchard d'Aubeterre, des Michel Martelly, de Matheron d'Aubenas de Saint Jaume, Lange de Saint Sufïren, Joseph Lange de Saint Suffren, Maurice Polyeucte Lange de Saint SufFren, d'Aillaud, de Garçonnet, de Gautier, de Rians, de Boutassy de Châteaulard, de Ferry la Combe de Roussel, de Riquetti de Mirabeau, d'André de Bellevue, de Roux de Brue, Martini de Saint Jean, François de Garçonnet, Auguste d'Autheman, Balthazard de Clapier, Gautier de Sigaud, de Miollis de Verdollin, de Barras, Legros, de Guiramand, d'Adaoust, Desmichels de Champourcin et Robert Tronchin. Un seul fiefîé s'est égaré parmi eux : de Blacas d'Aups. Je ne parle pas de Mirabeau, transfuge malgré lui.

Dans la sénéchaussée de Marseille, il est impossible d'émettre une opinion sûre. Il y eut cent comparants nobles : d'Achy, d'Antoine, Aillaud de Caseneuve, d'Anfossy, d'Armand de Garcinière, d'Armand de Garcinière neveu, d'Audilïret, de Barrigue de Fontainieu, Bayon de Libertat, de Bouquier, de Bois-

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