HORS
les Fourier, en France. Ils ont grandi ensemble. Longtemps on ne les distinguait même pas. Ils portaient le même nom. Pionniers de Rochdale — précurseurs du pasteur Sonne et de ses amis — et révolutionnaires français de 1848 s’affichaient indifféremment coopérateurs ou socialistes. N’oubliez pas que les socialistes danois ont proclamé avec bruit, en leur Congrès de 1877, à Copenhague, leur foi en la coopération. [ls ont demandé « l’établissement des coopératives sous le contrôle du peuple ». Cette revendication est même inscrite au début de leur programme, à l’article I. Et il en est ainsi dans toute l’Internationale ouvrière. Lisez ce qu'écrit, dans l’Avant-Garde, César de Paepe — un des pontifes de cette doctrine pernicieuse —: « Coopération et socialisme peuvent fort bien marcher de compagnie, s’appuyant l’une sur l’autre ». Le Philadelphia Tageblatt, organe socialiste de langue allemande aux Etats-Unis, s’est fait le champion de la même idée que reprend la Volks-Tribune, de Berlin, moniteur officieux du parti socialiste germanique, auquel collaborent Liebknecht et Bebel, directeurs spirituels de la majorité des socialistes danoïs. Prenez garde à la sanglante journée d’émeutes et de barricades au cours de laquelle la potence sera un moyen de gouvernement, la classe possédante périra et le capital deviendra la proie des insurgés. »
Et comme rien ne frappe l'opinion publique comme les exemples conerets — mêmes simples