‹ La Coordination du Rail et de la Route: L'Expérience en Haute-NormandieChapitre 35 sur 70 · SECTION III. —— ACCUEIL A CE PLAN · texte numérisé non relu

SECTION III. —— ACCUEIL A CE PLAN

L'article 14 du Décret du 25 février 1935 prévoit en effet que les plans, une fois qu’ils sont complètement achevés par les soins des comités départementaux, sont envoyés au Ministère des Travaux Publics qui les renvoit au préfet de chaque département : celui-ci « consulte les chambres de commerce et d'agriculture, et le Conseil Général » qui ont seulement à donner leur avis. Quels sont donc les avis recueillis en Seine-Inférieure par ces collectivités ?

Les Chambres de Commerce. — Cette fois, les Chambres de Commerce du Département réservent au plan remanié un accueil généralement plus favorable, voici les résultats de leurs délibérations :

Chambre de Commerce de Rouen . approbation réservée. —— du Havre . approbation réservée.

—— de Dieppe . : approbation réservée.

—— d’Elbeuf .. approbation.

— du Tréport avis défavorable.

de Fécamp. approbation.

de Bolbec . approbation.

La Chambre de Commerce de Dieppe demande une expérience de deux années. Voici à titre d'exemple les réserves formulées par la Chambre de Commerce de Rouen (9) :

La Chambre donne son adhésion entière au principe de coordination et approuve la suppression des services ferroviaires figurant au plan. |

Mais elle constate que ce plan contient bien des lacunes quant à la quantité des trains mis en circulation sur les lignes importantes, et quant aux conditions matérielles des transports d’autocars (confort, abris, billets d’aller-retour, franchise des bagages, horaires, insuffisance de certaines dessertes, etc….).

Enfin, si la concurrence doit être complètement supprimée, il est nécessaire qu’à la place des avantages qu’elle donnait aux usagers, des garanties nouvelles soient assurées, découlant de la notion de service public qui maintenant domine.

En conclusion la Chambre de Commerce réserve son approbation « tant qu’elle n’aura pas été éclairée davantage sur les modalités du projet et appelée à les discuter ».

La Chambre d'Agriculture. — La Chambre d’Agriculture de la Seine-Inférieure garde la même attitude qu’elle avait observée devant les Accords de Rouen. Elle est résolument hostile à la coordination telle qu’elle est entreprise. Elle donne un avis défavorable au plan qui lui est présenté.

Le Conseil Général. — Enfin le Conseil Général se réunit le 14 décembre 1935 (10), afin de donner, à son tour, son avis.

(9) Ch. de Comm., séance du 12 déc. 1935.

(10) Rapport de M. Rocquigny, séance du 14 déc.

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