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Au point de vue de l’organisation technique, la 3° Commission prend acte des quelques améliorations par rapport aux premiers accords, notamment la diminution du nombre de gares supprimées. Mais le nombre de lignes fermées au trafic reste le même, c’est-à-dire beaucoup trop élevé. Le rapporteur trouve étrange que l’on ferme certaines lignes, comme celle de Saint-Valery, pendant neuf mois d’hiver, alors qu’elles devront toujours être soigneusement entretenues pour la saison balnéaire. Certaines dessertes s’avèrent insuffisantes, ainsi celle de Barentin à Caudebec pour les ouvriers des usines du Trait. L'économie réalisée par la suppression de la ligne du Havre à Dieppe se monterait à 2.500.000 francs pour le réseau, mais est-il prudent de négliger l’entretien de cette ligne, ainsi que celle de Dieppe à Eu qui pourrait devenir une ligne stratégique. Enfin les ententes pour la substitution de l’autocar aux chemins de fer d’intérêt local ont-eu lieu en dehors du Département ce qui est encore plus anormal que pour les autres lignes, un contrat liant la Société Générale des Chemins de fer économiques au Département. Dans l’ensemble, le Conseil Général considère le chemin de fer comme offrant beaucoup plus de garanties que les transports par route; il dispose en effet d’un matériel important et d’un personnel éprouvé.
Au point de vue des finances locales, la situation reste inchangée. Le Réseau de l'État escompte en Seine-Inférieure une économie de 8 millions mais c’est aux dépens du budget départemental ! Alors que les services routiers supprimés affectent en général les routes nationales, les 3.000 km.-voitures établis en remplacement des trains supprimés affectent les chemins de grande communication à la charge du Département. Un décret du 30 octobre 1935 attribue bien à ce dernier 25 % des redevances appliquées aux transports privés de marchandises, mais cette redevance est probléma-
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tique car elle interdit pratiquement aux petits particuliers de faire des transports à longue distance.
En déposant les doléances des représentants les plus qualifiés des cantons, le Conseil Général donne au projet un avis unanimement défavorable.
Ainsi donc, les accords de coordination, même modifiés, se heurtent auprès de la collectivité à une résistance presque aussi nette que les accords primitifs (nous nous excusons d’y avoir un peu insisté). Il est évident que les raisons fondamentales qui ont dicté cette attitude demeurent sensiblement pareilles à elles-mêmes.
La résistance opposée aux plans sera-t-elle moins accentuée dans le reste du pays ? Sinon c’est un échec complet de la coordination. Quelles en sont les raisons ? C’est l’objet principal de la troisième partie.