MURS LS
sociales, frappent une entreprise quelconque, à l’impôt sur les carburants au même titre que les transports privés, et à des taxes de stationnement en ville pour les autocars. Le chemin de fer, lui, paye l’entretien de sa voirie et prélève au profit de l’État un impôt général sur les transports qui est resté fixé jusqu’en 1933 à 32 % de la valeur du billet voyageur (ramené à 12 %) c’est-à-dire sensiblement plus élevé qu’à l'étranger et relativement plus fort qu'avant la guerre; pour les marchandises il est de 10 ou 5 Z selon qu’il s’agit de grande ou petite vitesse. Enfin, le chemin de fer supporte des charges sociales et des prestations trop connues pour qu'il soit besoin d’insister : réductions diverses au profit des familles nombreuses, mutilés, officiers de réserve, transports militaires gratuits ainsi que les services postaux.
L'opposition est constante, on le voit, entre les deux services : n’explique-t-elle pas déjà, en partie, l’ordre de grandeur du déficit des chemins de fer ?