‹ La Coordination du Rail et de la Route: L'Expérience en Haute-NormandieChapitre 9 sur 70 · LOVE · texte numérisé non relu

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Puis vient l’année 1930 où brusquement le déficit atteint 1.784 millions (3), puis :

15h et — 3.090 millions.

1993254: — 4.094 — 1089 TE — 4,388 — LOST — 3.958 — 19590227 — 4.402 — 193627, — 4.609 ——

M. Pomaret pouvait dire un peu ironiquement dans son rapport à la Commission des Travaux Publics 1936-1937 : «le déficit va croître depuis 1934 de 18 millions par jour, soit 750.000 francs par heure, 12.500 francs par minute ». Le déficit accumulé à la fin de 1936 était de 26.374 millions. Il semble à tout le moins imprudent de maintenir une situation qui conduit à une augmentation annuelle de 4 milliards de la dette nationale; aucun budget ne saurait rester équilibré de manière durable dans de telles conditions.

Les raisons de ce déficit apparaissent comme très diverses et toutes ont été mises tour-à-tour en exergue par les uns et par les autres selon leur position et leurs opinions.

On impute souvent le déficit des réseaux au mécanisme de la convention de 1921 ; il avait été entendu à cette époque entre l’État et les compagnies que celles-ci établiraient un équilibre rigoureux de leur budget par le relèvement des tarifs. Or, en 1929 et 1930 les grands réseaux ont, à quatre reprises différentes, augmenté le traitement du personnel parallèlement à ce que faisait l’État pour ses fonctionnaires; il en est résulté une dépense supplémentaire annuelle de près de deux milliards, tandis que les tarifs ne bougeaient pas, le Gouvernement s’opposant à toute majoration.

(3) R. GopFERNAUXx. — Les Grands Réseaux de Chemins de Fer Français,

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