THÉÂTRE DU JIÎUNE AGE
Jules et René.
Air : Dodo, l'enfant do, etc., etc.
Tin, tin,
Le matin.
Nous avons cueilli la fraise,
Tin, tin,
Ce matin, Au bruit d'un son argentin.
Jules.
Grand-maman, vous serez bien aise De manger ce joli butin!
René.
Je la vois déjà qui nous baise Et qui nous invite au festin.
Ensemble.
Tin, tin,
Ce matin, etc.
Jules.
Maintenant, ne vous en déplaise, Grand-Maman, ce petit larcin.
René.
Il ne faut pas qu'on vous le taisô On l'a fait à votre jardin.
Ensemble.
Tin, tin,
Le matin, etc., etc.
Au revoir, père François! (ils se sauvent).
FRANÇOIS (les montrant d'un air attendri).
Ce pauvre petit Monsieur Jules, tout de même, il n'a pas été longtemps égoïste. M'est avis, qu'il ne faut rien passer aux enfants, même ces petites bêtises, car, voyez-vous, ils vous comprennent à demi-mot.
(Il se remet à bècber.) {La toile se baisse.)
PAUL OLLENDORFF, Éditeur
28 bis. RIE DE RrCIIELIEl", PARIS