‹ La CorbiéréideChapitre 1 sur 13 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

lendemain de son ordonnance commence la Corbiéréide , et c'est le poème que nous offrons aujourd'hui à lui et au public; nous avons été détournés un instant de ce travail par la publication du Congrès des Ministres qui n'est qu'un épisode de la Corbiéréide , et que nous nous empressâmes de livrer à l'impression, comme un hommage à la circonstance, et l'avant-coureur d'un poème où le héros devait être célébré dans des proportions plus larges, et plus convenables à son grand caractère.

Ce poème est notre chantd'adieu au ministère; et à moins que quelque grande circonstance ne surgisse dans les fastes ministériels, nous laisserons nos ennemis jouir en paix d'une puissance qui parait s'être consolidée par ses défaites. Nous n'avons jamais eu la prétention de croire que nos vers pouvaient contribuer à renverser les ministres; un seul but a guidé nos travaux : celui de

PRÉFACE. j

soulager notre propre indignation , en nous rendant quelquefois les interprètes des douleurs publiques. La gloire de sauver la France était réservée à des voix plus fortes et plus connues ; mais les Casimir Périer, les Dupont, les Méchin, les Benjamin Constant, les Bignon, les Lafitte, ces Alcides de la tribune, ont vaincu l'hydre aux sept têtes , et ne l'ont pas étouffée ; que pouvaient faire deux poètes obscurs?

LA

CORBIÉRÉIDE.

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