CHŒUR
Air : Hardi chasseur.
C’est l’heur’ du tir Il Tant partir Viens à la cible Toi, l’invincible.
Pour nous ce jour est sans égal.
Partons pour le tir fédéral.
SCIIMADRIBACII, se débattant au milieu d’eui.
Non, non.... ces èjres dépourvus de sentiment veulent m’emmener à leur tir fédéral , que je trouve stupide... quand
ma promise a louché le sol de ma patrie! Mon parrain ,
belle tante , souffrez que je vous enlace.. .(a une autre) et vous aussi mes amis. (A un homme.) Ait ! non pas toi ! (A lui-mème.) Il est trop laid ! (A Marguerite.) Mais bien vous, jeune desservante de ritôlellerie. (A lui-mème.) Elle est extrêmement agréable, cetle nouvelle venue.,.. (Apercevant le voyageur.) Oh I pardon, monsieur... j’aurais dû commencer par vous !
SCHMIDT, le repousse en riant.
Bien obligé.... je ne suis pas d’ici.
LES GARÇONS, à Schmadribach .
Allons, allons, viens-lu?
SCHM ADRIBACU.
Vous connaissez peu Schmadribach 1... moi, j’irais bêtement viser une plaque de fer, quand je couche en joue ici un objet mille fois plus tendre et plus facile à toucher.... Ce serait bête comme la lune!
MALTHUS
Mon filleul, vous insultez l’astre des nuits.
SCHMADRIBACH.
Oh ! elle est bien au-dessus de ça I
MALTHUS, avec importance.
Conservons les traditions de l’antique Helvétle... aussi bien que la pureté des mœurs... je suis a cheval là-dessus, et pour Eanniversaire de la glorieuse bataille de St-Jacques !...
SCHMADRIBACU.
Je me moque bien de sa bataille... (A madame Wolff) quand est-ce qu’elle est arrivée?
MALTHUS
Eu 1444, le 8 juin.
SCHMADRIBACU.
Je vous parle de ma promise... de cetle fleur d innocence... à bon droit surnommée le Lys de la Vallée 1... Il me larde de la respirer... Pourquoi me la derobe-t-on?
MADAME WOLFF
Elle était si fatiguée.#-, elle dort encore.
SCHMADRIBACU, avec enthousiasme.
Les Espagnols sont heureux... ils ont une guitare pour réveiller leur belle... je voudrais avoir une mandoline 1
MALTHCS, passant ii madame Wolff.
Faites-la lui voir... sans cela nous n’en pourrons nen obtenir... Appelez-la!
SCHMADRIBACU.
Ohl oui... mais doucement, mes amis, un léger murmure...
TOCS, viant, appellent il tue-tête.
Grettly ! mamzelle Grettly t
SCHMADRIBACU.
Ab les barbares !
GRETTLY, passe la tète Ma fenêtre du chàlet en baillant.
Ahàâ !... Eli ben ! me v’ià !... vous m’appelez, ma lanie l
SCHMADR1BACH, à mi-voix.
Ne dites pas que je suis là... je désire lui causer un soubresaut agréable... (Il se cache derrière madame Wolff dans la foule.)
Le CHOEUR qui salue.
Air : Au lever de la mariée. (Maçon.)
Toul’s v 05 nouvelles compagnes El leurs amis sont venus ;
Vous êtes dans nos montagnes Comme une rose de plus.
Oui, vous êtes, dans nos montagnes.
Comme un'bell’ rose de plus.
GRETTLY.
Ah l mon Dieu 1 que de monde !
SCHMIDT
Jolie petite blonde... si c’était elle?
MADAME WOLFF
Tout le village qui veut faire ta connaissance.
GRETTLY, saluant.
Tout le village est bien honnête... niais, ma (ante, il doit v avoir encore quelqu’un ? ’ y
SCIIMADRIBACH, aux autres.
Han?/ eZ 7n U * ! Glle i AT ", 1 S - n pel ! 1 Han,ï - elle demande
DromiV; ( i ,^? Ce - ) - 0h - ou,) raa désirée ’ mon attendue, ma promise... il y a moi.,, il y a moi !...
Air : Pairie , honneur pour qui j’arme mon bras. Ton cœur naïf, tes vertus, ta pudeur,
Et tous les dons dont le ciel t’a comblée,
Ton innocence et ton parfum d’candeur Ont lait de toi le Jvs de la vallée.
Vertu, candeur, sagesse et cœtera, ^ C transport ') C’est ma montagne, à moi, c’est mon dada.
, n,r, riant niaisement.
Ah! ah! vous v là, bonjour, monsieur Schmadribach. SCIIMADRIBACH.
Comme elle dit mon nom! depuis quaire mois au’elle ne m’a vu à tïlaris, elle m’a reconnu tout de suit™. q
n , , . GRETliY, le toisant.
Ohl oui... vous êtes grandi.
, , SCHMADRIBACH.
c est le bonheur... aujourd’hui j’ai six oipds u „ . .
Suisse. US ^ La V ° llà CCile que rAn 8 leterre avait ravie' à Ta
q^Au fait, tu es sortie de chez tes Anglais, sans me dire pour-
SCHMIDT, à part, fumant sa pipe.
L autre servait chez des Allemands, (n remonte au fond.)
, . SCHMADRIBACH.
arec ces ins “ iaires jusqu ’ à “ q “ e ieur -, . , . . . .GRETTLY.
tAi mi’ftn vrai \ raa,s J vas vous dire ; e,,e les a eus plus toi qu on ne croyait. F
MALTIIÜS.
Elle est d une candeur primitive I
MADAME WOLFF
Comment, en dix-huit mois elle a pu...?
GRETTLY.
parce qu ’ elle était P récoce com,n e tout! elle a poussé comme une asperge. H
T , SCHMADRIBACH, aux autres.
marier! ^ êrandes chaleurs<i - Mon parrain, allons nous
HALTHDS,
A cette heure-ci ?
GRETTLY.
Oh ! il n’y a pas moyen.
SCHMADRIBACH , il madame Wolff.
Pourquoi donc ?
GRETTLY.
Parce que je n’ai pas mes eiïels, le conducteur a oublié mon bagage au relai de Zurich, il doit me le renvoyer. Et moi, d’abord, je ne veux pas m’établir si je ne suis pas bien habillée.
MADAME WOLFF, à mi-voix.
Ahl petite-coquette!
SCHMADRIBACH.
Enfant !... pour parure, vous avez vos dix-sept printemps et vos vertus !
GRETTLY.
Ça ne me suffit pas ! ça ne me suffit pas!
SCHMADRIBACH.
Eh bien ! notre belle tante m’a parlé d’un trousseau qu’elle vous composait.
MADAME WOLFF
Ah! oui: jupons, coiffes de nuit, linge de table... et tout ça marqué à votre nom, H. S.
HALTHDS, qui a réglé la marche, en faisant placer les femmes X gauche et les hommes il droite. .
Allons, allons, en marche pour le tir !