‹ La correspondance;Chapitre 101 sur 107 · LETTRE A THURIOT · texte numérisé non relu

LETTRE A THURIOT

(5 juillet 1793)

En envoyant la lettre précédente à la Convention, Marat y avait joint une autre leUre adressée au président, Thuriot. Cette seconde lettre, qui n'était point destinée à la 1 cture publique, n'a pas été reproduite dans Le PuHiciste de la République française. Elle se trouve dans le n° 35 du Journal de la Montaune (samedi 6 juillet 1793), sous le titre de « Lettre de Marat à Thunot, président de la Convention nationale ».

5 juillet 1793.

J'ai vu avec douleur que vous n'avez pas fait lire les lettres que j'ai adressées à la Convention; si celle-ci a le même sort, je me fais porter demain matin, dans mon lit, à l'Assemblée, pour me plaindre de cette violation de mes droits de député. Éveillez donc la sollicitude de la Convention sur les dangers de la patrie et les moyens de les conjurer, et prouvez au peuple que ce n'est pas ma

faute si on ne les adopte pas, après les avoir tant de fois proposés.

Marat.

LETTRE AU CITOYEN BRÉMONT (5 juillet 1793)

Dans le numéro 237 du Publiciste de la République française (lundi 8 juillet 1793), Marat insère une lettre signée Brémont, et datée de Paris, 5 juillet 1793. L'auteur de cette lettre, enfermé à la Conciergerie, se plaint d'être victime d'une dénonciation injuste. Marat lui répond par le billet suivant, qu'il reproduit, à la suite de la lettre de Brémont, dans le même numéro du Publiciste.

Je désire que le citoyen Brémont m'informe s'il n'a pas été dans le dernier bataillon des Marseillais; en attendant, je l'exhorte à prendre courage; s'il est innocent, il ne périra pas comme un coupable.

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