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LETTRE AU CITOYEN ESTERLIE

(23 février 1793)

Dans le numéro 134 du Journal de la République française

mardi 26 février 1793), Marat publie une lettre datée de

Paris, 23 février 1793, dont l'auteur, nommé Esterlie,se plaint

que Marat « n'ait jamais parlé de ces infâmes maisons de

jeux, où la débauche la plus effrénée insulte tous les jours la

1. C'est dans le n° 99 (15 janvier 1793) que Marat tient cette promisse, eu publiant une adresse à Santerre sur l'organisation des gardes nationaux à cheval. 11 revient encore sur cette question à la date du 29 janvier (n° MO).

misère publique... ». Marat transcrit sa réponse dans le même numéro.

L'Ami du peuple n'a cessé, pendant six semaines, de noter tous les tripots de Paris, de les faire poursuivre, de dénoncer les commissaires de section qui les protégeaient; il te renvoie à sa feuille, depuis le n° 350 jusqu'au 390; lu auras des preuves multipliées de sa vigilance patriotique.

LETTRE A GOHIER (5 avril l

Dans le numéro 102 du Publiciste de la République française (samedi 6 avril 1793), Marat insère une lettre dans laquelle un capitaine retiré des Hussards de la liberté, nommé Langeron, se plaint d'avoir élé arrêté arbitrairement le 29 mars. Marat publie dans le même numéro la lettre qu'il adresse à Gobier à ce sujet.

Marat, député à la Convention, à Gohier, ministre de la justice.

Je ne veux pas faire perdre à l'Assemblée nationale des moments dont personne ne sent mieux que moi tout le prix dans les conjonctures actuelles; et je vous adresse les plaintes du citoyen Langeron, détenu à l'Abbaye. Faites examiner l'affaire sur-le-champ, qu'il obtienne justice, j'enverrai demain savoir le résultat de ses réclamations; et je me flatte que je ne serai pas dans le cas de revenir à la charge. Votre place vous constitue le protecteur de tous les opprimés : c'est le plus bel apanage d'un homme vertueux.

LETTRE A LA CONVENTION

(11 avril 1793)

On connaît deux textes de cette lettre : l'un publié dans le Moniteur ', l'autre dans Le Publiciste de la République française2. Ils offrent des différences très sensibles. Fonfrède, qui donna lecture de la lettre de Marat dans la séance de la Convention du samedi 13 avril, annonça qu'elle ne portait point d'indication de date ni de lieu. Dans Le Publiciste, au contraire, elle est datée de Paris, 11 avril, et précédée de cette autre lettre adressée personnellement au président de l'Assemblée :

« Citoyen Président,

« Je vous requiers de faire immédiatement donner lecture de la lettre suivante à la Convention nationale.

« Marat. »

Voici le texte publié par Marat dans Le Publiciste :

Paris, ce 11 avril 1793, l'an second de la République française.

A la Convention nationale de France.

Représentants du peuple,

Il est des faits que l'on ne peut trop souvent remettre sous les yeux de la nation; de ce nombre Sont ceux qui

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