‹ La Corse de 1768 à 1789Chapitre 45 sur 63 · I. — ARCHÉOLOGIQUES ET ÉPIGRAPHIQUES · texte numérisé non relu

I. — ARCHÉOLOGIQUES ET ÉPIGRAPHIQUES

Nous ne pouvons donner ici que de très rapides et incomplètes indications, désireux seulement de susciter les recherches qui nous permettraient de grossir le Corpus que nous avons commencé de constituer.

() I est infiniment plus sûr que le texte des procès-verbaux des

Etats donné par M. DE [Morari.

(2) Rééditée par la Soc, des Se, hist, de la Corse, Bull, de nov.-déc. 1887 (60 p,). Cf, plus bas, p. 134.

. (3) Cf, L. Virrar, Le Journal de la Corse et les origines du régionalisme insulaire (Bastia-Journal, 19 et 20 juin 1922).

1. Il faudrait posséder, si l’on peut ainsi parler, l’état civil des monuments de l’île : églises et couvents, dont quelques-uns furent restaurés ou décorés au temps de l’administration française, édifices civils et militaires (la caserne de Corte, le château de Pasciola près de Vivario, la porte de la citadelle de Bastia qui date « du temps de Louis XVI »), travaux d’utilité- publique, aqueducs, ponts et fontaines, tels que la fontaine du Dauphin, qui fut élevée à Bastia en 1788, quand M. de la Guillaumye était intendant, maisons privées dont l'étude attentive nous apporterait les renseignements les plus intéressants et les plus précis sur les conditions sociales et la vie économique dans les villes et les villages à la fin du xvir° siècle () (on se plaît aux constructions monumentales et aux aspects de forteresses, ainsi qu'en témoigne la Torre de Petreto, qui porte la date de 1777). Il est tel village, comme celui de Cargèse, qui fut entièrement construit au temps de Marbeuf, — Parmi les médailles, on connaît surtout celle qui fut frappée en 1770 par les Etats de Corse pour commémorer la réunion de l’île à la France ().

2. Les inscriptions tumulaires ou votives seraient précieuses à recueillir. Beaucoup d’entre elles s’effacent et ne seront bientôt plus lisibles : leur intérêt est pourtant considérable pour fixer certains détails biographiques. Nous avons découvert dans une chapelle de l’église du Serragio de Venaco l’épitaphe de Claude Millin de Grandmaison, inspecteur général des subsistances militaires, mort près du Ponte-Vecchio le 9 octobre 1771.

3. Les gravures de l’époque sont rares, difficiles à se procurer. Il en existe dans le recueil de Bellin. On doit à d’Aubigny des vues de Bastia (la ville, intérieur du port, la

(1) Sur la route de Macinaggio à Rogliano, la butte de Vallungo porte l’ancienne demeure seigneuriale de la famille Doria. Le pied des jambages de la cheminée du salon porte, avec la date 1772, les armoiries de Mgr Benoît Doria, évêque d’Ajaccio, qui naquit dans cette \illa (cf. M. MarTini, Le Cap Corse, p. 164-165).

(2) Cf. l’importante collection numismatique du Musée corse de

Bastia.

Pt

citadelle, la cathédrale, la fontaine de Ficajola et le couvent des Capucins, etc.), et de Saint-Florent (la ville et le fort), quelques aspects du Cap (la tour de Sénèque, etc.), le tout gravé par Née en 1779. M. S. de Caraffa en a reproduit quelques-unes dans le Bulletin de la Société des Sciences hist. de la Corse (3° trim. 1914).

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