LA CORSE ET LES CORSES
Robiquet (F.), Recherches historiques et statistiques sur la Corse (Paris et Rennes, 1835, gr. in-8°, 598 p. Remaniement d’un travail présenté d’abord à l’Académie des Sciences en 1831. 4 parties : I. Corse ancienne (p. 1-22) ; — II. Description physique (p. 23-90) ; — III. Histoire (jusqu’à 1815), p. 91-380 ; — IV. Etat actuel (mœurs, populations, villes, agriculture, marais, forêts, industrie, commerce, travaux publics, etc.) p. 381-581, plus 15 p. d’appendices (1), Très remarquable : l’auteur, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, a étudié l'ile avec une large sympathie compréhensive au cours d'un séjour de six années (1813-1819), a consulté beaucoup de documents originaux et multiplié les observations personnelles. La partie histcrique doit beaucoup à Renucei (dont l’Histoire venait de paraître en 1833) (2).
Valéry, Voyages en Corse, à l'ile d'Elbe et en Sardaigne (Paris, 1837, 2 vol. in-8°). Le premier volume (425 p.) est presque entièrement consacré à la Corse : 1° tout le livre I (323 p., en 100 chapitres) ; — 2° après un livre II consacré à l'ile d’'Elbe, 8 appendices (p. 361-412) relatifs à la Corse. Indications évidemment dispersives et anecdotiques, mais toujours sobres et solides. À pu profiter des matériaux recueillis par Robiquet.
(1) Ce volume se complète par un grand Atlas in-folio de 113 cartes et tables,
(2) Cf, pius haut, p. 108.
Sorbier, Esquisse des mœurs et de l'histoire de la Corse (Mémoires de l’Académie de Caen, 1849), in-8°, 358 p. Exposé très compréhensif, à la manière ide Robiquet, composé par un homme qui connait admirablement le pays pour y avoir longtemps exercé les fonctions de premier avocat général (), 11 chapitres d'histoire (voir surtout, p. 77-119, les chap. vir sur Paoli et la conquête, et vi sur la Corse française et l’administration de Marbeuf, où il utilise Pommereul, Gaudin, Renucci), et 7 chapitres sur l’état social et les mœurs.
Rocca (Jean de la ), La Corse et son avenir (Paris, Plon, 1857, in-8°, 300 p.). Un « coup d’œil sur l’histoire de la Corse » jusqu’à 1815 (p. 17-72), puis une série de chapitres sur l’agriculture, les progrès à réaliser, la colonisation et les voies de communication.
Conte-Crandchamps, La Corse, sa colonisation et son rôle dans la Méditerranée (Paris, Hachette, 1859, gr. in-8°, xu1-194 D), 2° éd. (très remaniée) d’un ouvrage paru en 1856 (à Vienne, impr. Timon, in-4°) sous ce titre : La Corse envisagée au point de vue des intérêts français dans la Méditerranée. Rappelle (p. 55 et suiv.) les mesures prises par les intendants contre le libre parcours, les encouragements donnés à l’agriculture et à l’industrie. |
Gras (Scipion), Assainissement du littoral de la Corse (Paris, Dunod, 1866, in-16, x11-236 p.). Etudie l’origine de l’insalubrité et envisage ce qui a été fait et ce qui doit être fait pour réaliser l’assainissement. ;
Bonaparte (Prince Roland), Une excursion en Corse, Paris, 1891, in-4°, 275 p. Quelques notions historiques et économiques dans le récit des promenades (p. 1-120). C’est là que se trouve en appendice la bibliographie signalée au début de ce travail.
Forcioli-Conti (comte), Notre Corse (Ajaccio, impr, Zicavo, 1897, in-8°, 384 p.). Six études, dont nous retiendrons surtout la troisième (Turcs et Barbaresques en Corse) et la sixième (La pêche du corail en Corse).
Rossi (J.-E.), Les Corses d’après l'histoire, la légende et la poésie (Poitiers, 1900, in-16, 320 p.). N’étudie l’histoire (1° partie, p. 9-86, s'arrête à Ponte-Novo) que pour expliquer les mœurs,
(1) Cf. Sorgier, Dix ans de magistrature en Corse (Agen, Pasquier, 1863, in-18). Quelques-uns de ses discours ont été conservés (installation de M. Réalier, Dumas, Bastia, Fabiani, 1842, etc.). La Bibliographie du prince Roland Bonaparte ne signale l’Esquisse…, de Sorbier qu’à propos d’une communication faite sur ce travail en avril 1850 à la Société des Sciences morales de Seine-et-Oise.
la vendetta (2° partie, p. 89-257) et les voceri (3° partie). Agréabe, peu de critique,
Le Joindre (R.), La Corse et les Corses, 1904 (Paris et Nancy, Berger-Levrault, in-16, 138 p.). Ouvrage de vulgarisation (I. Description physique ; I. Aperçu historique ; III. Etat social actuel) où il n’y a presque rien à prendre. L'auteur, qui fut pendant deux ans directeur d’artillerie à Bastia, a pu utiliser les travaux de l’abbé Letteron.
Clemenceau (G.), Rapport au président de la République sur la situation de la Corse (24 sept. 1908), Journal officiel du 26 sept. Expose les causes générales d'ordre économique et d'ordre administratif qui, en dépit des efforts accomplis par la France depuis 1768, ont déterminé « la misère et le dénuement actuel de la Corse ».
Commission extra-parlementaire, 13 rapports sur les services maritimes et postaux, les chemins de fer, l’agriculture, les forêts, l'instruction publique, la justice, les finances de l'Etat, celles du département, celles des communes, la comparaison avec la Sardaigne, la sécurité publique, l’assistance et l'hygiène, les chemins vicinaux, Ces différents rapports sont signés de MM. Gasquet, Pierangeli, Fontaneille, Carrier, Pujalet et Sauvalle, Exception faite pour les deux premiers, ils ont paru, précédés d’un rapport général de M. Delanney, au Journal officiel, dans ses annexes des 4 juillet, 12 septembre, 1* octobre et 10 novembre 1909.
Villat (Louis), La Corse et l'esprit corse (Revue Bleue, 5 août 1911, p. 173-179).
Aulard (Alph.), France et Corse (Grande Revue, 10 sept. 1911, p. 5-26). Résume l’évolution économique et sociale de la Corse depuis l’acquisition par la France. Rien ne fut sérieusement tenté par JAncien Régime pour améliorer l'état d'un peuple que tant de siècles de guerres pour l'indépendance avaient réduit à la misère : beaucoup de projets, certes, mais aucune réalisation, — et l’histoire de cette négligence administrative s’est prolonguée à travers tout le x1x° siècle jusqu’au 26 septembre 1908, c’est-à-dire jusqu’au jour où le rapport Clemenceau fut iuséré au Journal officiel,
Villat (Louis), La question corse (Revue de Paris, 1* sept. 1913, p. 64-88).
Quantin (Albert), La Corse : la nature, les hommes, le présent, l'avenir (Paris, Perrin, 1914, in-16, 438 p.) A), Livre de vulga-
. (D) Cf. le C. R, que nous en avons donné dans la Revue de la Corse, janv.-fév, 1920, p. 10-13, :
risation enthousiaste, qui se présente comme un répertoire commode de toutes les choses de Corse. Mais le chapitre « Histoire » en est la partie la plus faible : renseignements rapides, forcément superficiels et souvents inexacts.
Villat (Louis), La question corse au début du XX° siècle, leçons professées au Collège libre des Sciences sociales, de janvier à mai 1914 (discours d'ouverture par M. Aulard). La substance en a passé dans nos articles de la Renaissance de la Corse (15 janvier-30 avril 1914) ; un chapitre est consacré aux origines historiques et aux efforts de Marbeuf et des intendants. A propos de chaque problème économique ou social, un résumé de ce qui a étà fait jusqu’à l’époque contemporaine,
Caïtucoli (C.), Rapport fait au Conseil Général de la Corse au nom de la Commission spéciale chargée de dresser le programme de mise en valeur de la Corse (à part, Paris, 1922, 52 p.). Des indications précises sur l’œuvre ééonomique de la monarchie en Corse.
Pierangeli (Henri), La Corse économique, Toulon, 1922, 253 p. Groupe ou résume en 18 chapitres (la Corse depuis l’annexion, l’assainissement, Corse et Sardaigne, utilisation des eaux, voies de communication) une série d’articles parus dans les journaux insulaires. Trois autres tomes doivent compléter celui-ci.