HISTOIRES GÉNÉRALES DE LA CORSE
Quelques brochures ou articles :
Viale (Salvator), Delle mutazioni dei reggimenti politici in Corsica, 25 p. extr. de l’Archivio Storico italiano, nouv. série, t. XIV, p. 1. Ouvrage peu connu du célèbre auteur de la Dionomachia, fragement d’un ouvrage plus étendu, encore manuscrit, sur la vie économique, politique et sociale de la Corse.
Sebastiani (Gén. H.), Discours à la Ch. des députés (1° juillet 1820). Relève de nombreux traits montrant l'intérêt que le gouvernement royal avant 1789 portait à la Corse.
Limperani. Discours à la Ch. des députés (25 nov. 1835). Améliorations et travaux utiles entrepris par l’ancienne monarchie ; oubli où Napoléon a laissé la Corse.
Griffon (Léon), Aperçu sur la Corse (Paris et Bastia, 1841, in-8°). L'auteur a été régent du collège de Calvi.
Mattei (D' Ant.), Notice historique sur la Corse, à l'occasion du centenaire de la conquête de cette îe par l'armée française en 1769 (Paris, Dumoulin, 1869, in-8°, 83 p.). Malgré sa brièveté, reste intéressante à consulter en raison de tous les documents imprimés ou manuscrits qui ont été réunis par le docteur
Mattei (1) et qui donnent à ce simple résumé une solidité et une originalité peu communes. Très hostile à l'administration des Bourbons, où il ne voit qu’ « arbitraire » et « favoritisme ».
Carabin (J.), La Corse : à travers son histoire (Bull. de la Société de géographie et d'archéologie d’Oran, oct. 1906, p. 382- 411). Bon résumé, fait par un Corse à qui rien n’est étranger de ce qui concerne son pays.
Peretti della Rocca (J. de), La Corse à travers les âges (Revue générale (Bruxelles, 1908, t. LXXX VII, n° 2).
Histoires de la Corse (2) :
Jacobi (J.4M.), Histoire générale de la Corse depuis les premiers temps jusqu'à nos jours (1835), Paris, 1835, 2 vol, in-8°, Lx1V-417 et 392 p. Le programme que l’auteur s'était tracé mwa pas été entièrement réalisé, car le tome II se termine à Ponte-Novo et le tome III, où devaient être exposés « les événements dont la Corse a été le théâtre depuis la conquête, les résultats de l’administration française sous les divers régimes qui se sont succédé dans le cours de 65 ans », n’a jamais paru. Exposé facile (avec beaucoup de mauvais goût) et sans critique : l’auteur connait pourtant les sources essentielles (3) et a consulté, surtout pour les événements de 1768- 1769, des ouvrages anglais de l’époque, aujourd’hui presque introuvables. Utilise souvent des « documents particuliers », mais ne sait pas les examiner impartialement s'ils lui paraissent défavorables à la Corse (#4), C’est faire beaucoup d'honneur à son Histoire que de la considérer (5) comme un témoin de la : renaissance des études historiques au début du xix° siècle et de rappeler, à propos de Jacobi, les travaux contemporains d’Augustin Thierry, de Guizot, d’Adolphe Thiers, de Mignet et de Michelet.
Lemps (abbé de), Panorama de la Corse ou histoire abrégée de cette île et description des mœurs et usages de ses habitants: (Paris, 1844, in-18), 2° éd. Montpellier, 1862.
q) Sr its à la Bibliothèque municipale de Bastia (cf. plus haut, p. 4 et 74),
(2) A. DE ViGny songea en 1830 à écrire un Aperçu de l'Histoire de la Corse et il s'était documenté auprès de Pozzo pr BorGo (cf. les extraits inédits du Journal d'un poète publiés par la Revue des Deux Mondes, 15 déc, 1920. ;
(3) L'introduction contient une notice bibliographique que nous ayons eu l’occasion de signaler (p. 3),
(4) Cf. sa traduction très infidèle de la lettre de Paoli à Ristori- (4 oct. 1768). s H
(5) A. Augrosi, dans lai Revue de la Corse, sept.-oct. 1921, p. 129.
Friess (Camille), Histoire de la Corse depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (Bastia, Fabiani, 1852, in-18). Surtout intéressant pour les périodes anciennes : l'auteur, qui fut archiviste de la Corse, avait commencé une série d’études sur les anciens historiens nationaux de l'ile (1),
Gregorovius (Ferdinand), Corsica (Stuttgart, et Tubingen, 1854, 2 vol, in-8°). Impressions de voyage, précédées d’une copieuse introduction historique (2), Le tout a été traduit en français par P. Lucciana dans le Bull, de la Société des Sciences hist, de la Corse : 1° Histoire des Corses, en sept.-oct. 1881 (146 p) ; 2° Corsica, en sept.-oct. 1883 et sepit.-nov. 1884 (3), Aujourd’hui encore chaque numéro du Bulletin célèbre en des termes naïvement outranciers les mérites incomparables des observations faites « sans parti pris» dans ces volumes où, « le désir de vérité » n’excluant « ni la poésie ni la personnalité », la Corse apparait « comme auréolée d’un charme indéfinissable ». Moins lyrique, à coup sûr, mais doué d’un esprit plus critique, M. Lucien Briet (4) démêle dans ce court et romantique manuel qui, d’ailleurs, s'arrête à 1769, le dessein « d’inspirer aux Corses la haine de la France ».
Galletti (abbé Jean-Ange), Histoire illustrée de la Corse, Paris, Pillet, 1863, in-8°, 574 p. Vulgarisation sans critique, mais beaucoup de renseignements et près de 300 dessins hors texte.
Monti (J.), Histoire de la Corse, à l’usage des écoles de la Corse (Paris, Dupret, 1886, in-18, 196 p. Médiocre,
Bartoli (Abbé A.-F.) Histoire de la Corse, 1° vol. Généralités (géographie, état économique et moral, linguistique, populations, etc.), Paris, 1896, in-8°, 376 p.). Les 4 autres volumes (histoire depuis les Romains jusqu’à nos jours) n’ont pas été publiés.
Colonna de Cesari-Rocca (Raoul), Histoire de la Corse (Paris, Ch. Bayle, 1890, 200 pages, in-16 (Petite Bibliothèque d’histoire et de géographie). Intéresse surtout le Moyen Age, et d’ailleurs peu de critique (5), Edition refondue : Histoire de la Corse, écrite pour la première fois d'après les sources originales (Paris, Bonvalot-Jouve, s. d. (1907), in-16, 316 p. Met en
(1) Journal de l’Institut historique, t. II (1835), p. 93 et suiv, (2) Cf. L. VizzaT, Annales du Midi, 33° année (1921), p. 230-231. (3) Dès 1878, Louis BæLL donnait à Marseille (in-8°) une Histoire de la Corse. tirée des œuvres de Gregorovius et précédée d’une notice sur cette île (2° éd., Tours, 1882). 3 æ , (4) Revue de la Corse, mars-avril 1920, pr. .25-27, janv.-fév, 1921, ». 11-18.
< (5) Cf. P. Gnazrax1, Colonna de Cesari Rocca (Revue de la Corse, sept.-oct. 1922, p. 131. j
œuvre un grand nombre de documents relevés dans les différents fonds d'archives italiens, français et espagnols (du x° au xv* siècle) (1), 21 chapitres, dont le dernier s'arrête à 1769.
Girolami-Cortona (F.), Histoire de la Corse (Bastia, Piaggi, 1906, in-8°, 572 p.). Indigeste et sans critique, aucune intelligence des événements et aucune mesure dans les jugements (Choiseul qualifié de « brigand politique », p. 386). Nous ne. comprenons pas comment M. Ambrosi (2) a pu qualifier d’ « excellente synthèse,» cette inutile, et d’ailleurs illisible, compilation.
Hantz (H.) et Dupuch (R.), La Corse (Paris, Juven, s. d. (1907) (3) en 2 éditions : une, in-8°, 144 p., avec gravures (col. lection : Notre belle France) et une à format réduit pour lenseignement primaire (Petite Histoire de la Corse, in-16, 68 p.).
Ambrosi (A.), Histoire des Corses et de leur civilisation (Bastia, 1914, in-12, 607 p.). Ecrite d’après les sources « commodément accessibles » qui ont été publiées par la Société des Sciences historiques de la Corse.
Villat (Louis), Histoire de la Corse (Paris, Boivin, 1914, in-12, viti-280 p. (édit, nouv., 1916, en collaboration avec Colonna de Cesari-Rocca, qui l’a fait précéder d’une étude sur l’Evolution de l'historiographie corse et qui a remanié les six chapitres. consacrés au Moyen Age). Présente à l’usage du grand public et sans appareil d’érudition les derniers résultats des recherches historiques consacrées à la Corse.