VI AVANT-PROPOS
el j'ai ainsi déjà dépassé le nombre d'années qu'il consacra à ses voyages.
Un des résultats de cette exploration scientifique et poétique de la Méditerranée a été la publication, à Londres, d'un livre de voyage qui en est déjà à sa cinquième édition (1). Cette étude sur la Corse en est un chapitre, revu et agrandi. Plusieurs de mes amis corses m'ayant demandé de le publier séparément comme devant être utile à leur île chérie, c'est avec infiniment de plaisir que je me suis rendu à leur désir. Je me plais à ajouter que ce travail m'a été d'autant plus agréable que je suis un admirateur passionné de la Corse, que j'ai visitée et parcourue avec enthousiasme à plusieurs reprises. ^
La Corse est, sans aucun doute, la plus belle île de la Méditerranée. Après mes quinze printemps de voyages dans la mer historique, je n'en ai trouvé aucune qui puisse lui être comparée. La géologie explique, du reste, ce fait d'observation. Les paysages les plus beaux, les plus accidentés, les plus sauvages, se trouvent toujours là oh les montagnes sont primitives, plutoniques, granitiques. Dans ces formations géologiques, les chaînes montagneuses sont, le plus souvent, élevées ; les chaînes secondaires sont escarpées, les vallées sont profondes^
(1) L'Hiver et le Printemps sur les rives et les îles de la Méditerranée, ou les Rivières de Gônes, l'Italie, l'Espagne, les îles Ioniennes, la Grèce, Constantinople, l'Archipel, la Corse, la Sicile, la Sardaigne, l'Algérie, Tunis, Smyrne, avec Biarritz et Arcachon, comme climats d'hiver, i vol. in-S", 630 pages, avec frontispice, 40 gravures sur bois et 8 cartes panoramiques, chromo-fithographiées par Erhard. 5° édition, 1875. — Londres, Churchill.