‹ La Corse et la Sardigne [electronic resource]Chapitre 55 sur 102 · AJACCIO. H · texte numérisé non relu

AJACCIO. H

mieux pour attirer rattenlion sur elle, et cela avec une certaine mesure de succès.

Si j'ai un conseil à donner à mes amis corses, ce serait, premièrement : de travailler eux-mêmes à l'embellissement et à l'agrandissement de leur ville, et surtout de construire, ou de laisser construire, debeaux et luxueux hôtels; en second lieu, de laisser les étrangers riches s'établir dans le pays dans des conditions faciles, de ne pas les regarder seulement comme des « galères » échouées l'hiver. Dans la ville que j'habite, sur la côte ligurienne, près de Nice (Menton), les propriétaires du pays ont éloigné les étrangers riches par des prétentions exorbitantes. Aussi, après seize ans de propagande, la prospérité du pays dépend encore de la mode médicale, et peut tomber d'un jour à l'autre. Dans la colonie étrangère, les plus riches, les plus enthousiastes, n'ont pas voulu payer la terre dix, vingt francs le mètre pour bâtir. Par suite, presque personne ne s'y est fixé. Menton est restée « maison de santé », tandis que Cannes a près de trois cents propriétaires étrangers résidents, qui y fixent la richesse et la prospérité, et rétablissent sur la base sohde et permanente de la propriété.

Je viens d'apprendre qu'une dame écossaise, M"" Campbell, construit dans ce moment un temple protestant angUcan, à ses frais. M"" Campbell habite Ajaccio depuis huit ans, et fait de son mieux pour favoriser le développement de la colonie britannique.

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