‹ La Corse et la Sardigne [electronic resource]Chapitre 9 sur 102 · U CORSE · texte numérisé non relu

U CORSE

intéressant qu'on croit dans le pays que l'apparition de la Corse annonce le mauvais temps, la pluie ou l'orage. Si je me fondais sur mon expérience personnelle, je douterais qu'il en fût ainsi. Une grande pureté et une grande transparence de l'atmosphère indiquent l'absence, ou au moins la diminution, de la vapeur d'eau qu'elle contient, ce qui dans ces parages veut dire le vent du nord, vent continental et polaire. Or, c'est ce vent qui sur la côte septentrionale de la Méditerranée amène le beau temps, à moins d'exister à l'état d'ouragan. On pourrait toutefois prendre au rebours le vieux dicton, après la pluie vient le beau temps, et dire, après le beau temps doit venir la pluie. Je puis certainement affirmer, sans crainte de me tromper, que toute la population étrangère de Menton est saisie, chaque hiver, du désir de visiter la Corse. Chez moi, ce désir devint d'autant plus irrésistible dès mon premier hiver au Midi, que j'avais encore d'autres motifs pour vouloir explorer ses rives et ses montagnes.

A la suite de recherches cliraatologiques sérieuses et prolongées, la conviction s'était de plus en plus enracinée dans mon esprit que les grandes villes du Midi, telles que Florence, Rome, Naples, Malaga, ne méritent pas leur réputation de stations sanitaires pour l'hiver. J'avais reconnu que ces grands centres de population, que toutes les grandes villes du Midi en un mot, 'sont tout à fait impropres à servnde séjour aux malades descendant du Nord l'hiver. Pour la plupart ils ont perdu leur santé dans les grandes villes du Nord par suite des mauvaises

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