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CHAPITRE OXZIKUE. 2ô:j

I! est utile également qu’il y ait de l’eau dans le jardin pour les arrosements ; car la sécheresse est l’ennemie mortelle des plantes, principalement quand elles sont jeunes ou nouvellement transplantées; la rosée et les pluies ne suffiraient pas pour les garantir des haies dévorants du printemps et des chaleurs brûlantes de l’été. 11 faut donc faire en sorte d’avoir un puits qui fournisse l’eau nécessaire aux arrosements.

« Pour que le fond d’un jardin soit bon, dit M. Rouard, professeur d’horticulture , voici les conditions dans lesquelles il doit se trouver:

y> Le terrain aura un mètre de profondeur de bonne terre; s’il y en a moins, les arbres à six ans ne feront plus que languir, et même les légumes à longue racine, comme artichauts, betteraves, salsifis et carottes, n’y réussiront pas. On doit préférer à toute autre la terre noirâtre, sablonneuse et grasse, surtout qu’elle ne soit ni trop humide ni trop sèche. Celle qui est humide est froide, trop forte, pesante et peu propre à la végétation ; celle qui est trop sèche ou trop légère est sans humus et demande trop d’arrosements. Les terres meubles douces, qui ont le grain menu cl sans pierres, sont excellentes pour le jardinage, de même que les terres fortes et franches qui sont rougeâtres, qui se manient, se labourent aisément, et qui ne sont ni froides ni chaudes. »

Les labours doivent être réitérés souvent ; ils se font ordinairement à la bêche et à la houe. C’est en remuant la terre, en remettant celle de dessous à la place de celle de dessus, qu’on la rend meuble, légère, capable d’absorber l’humidité de la rosée et de la pluie, et de recevoir la chaleur bienfaitrice du soleil.

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C’est aussi le labour qui détruit les mauvaises herbes, qui rend la terre facile à pénétrer aux racines des plantes, et qui donne de la fertilité aux terres qui en ont peu.

Le fumier est la nourriture du végétal , et sans fumier le potager n’est pas possible. Nous avons fait ressortir dans un titre de notre ouvrage l’importance du fumier et l’utilité qu’il y a à s’en procurer ; nous ne voulons point nous étendre davantage sur une pareille matière. Nous nous contentons de conseiller vivement aux jardiniers l’emploi des engrais.

Quant aux instruments que l’on emploie dans la culture maraîchère, ils sont assez nombreux. Sans en faire une description toute particulière, nous allons les indiquer.

Il faut à un jardinier pour les différents ouvrages de jardinage, savoir :

Une charrette à fumier, un tombereau, des brouettes , des fourches à dents en fer et en bois, des pelles, des bêches , des pics , des pioches , piochons , des scies, des échalas pour les treillages d’espaliers, cabinets et berceaux, des serpes, des échelles de toute espèce, simples, doubles et à trois pieds, des charrues, des battes pour battre la terre et l’unir, des râteaux, des arrosoirs grands et petits , à pomme percée ou à simple goulot, et des ciseaux.

Si nous sommes entré dans les détails qui précèdent, nous n’avons pas prétendu faire un cours et donner des leçons. Ce que nous venons de dire est connu de tous ceux qui ont la moindre teinture de ce qui concerne un jardin.

Comme on le voit, nous n’avons pas donné de grands

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