CHAPITRE DOUZIÈME
n slruciions, vont nous l’apprendre. (Annales Jorcs- » Itères , 1 843. )
» La séparation entre l’aubier et le bois parfait est » assez nettement indiquée sur les troncs des pins sep- » tentrionaux ; elle est moins distincte dans nos zones » tempérées. Nous ne l’avons notée qu’un petit nombre » de fois. Le nombre des couches de l’aubier, comp- » tées à partir de la plus récente , a été trouvée de » 50, 67, 114 sur les pins n0" 2 , 10 et 13. La largeur » moyenne de l’aubier embrasse donc 77 couches ou « 77 années.
» Mais d’un autre côté :
» Le pin n° 2 était âgé de cent ans, son demi-dia- » mètre était de 0,144, le bois fait présentait 50 cou- » ches , dont l’épaisseur était de 0,0995 , l’aubier en » avait pareil nombre , son épaisseur était de 0,0545.
» Le pin n° 10 avait cent cinquante ans , son demi- » diamètre 0,158, le bois fait comprenait 84 couches » d’une épaisseur de 0,107, l’aubier 107, dont l’épais- » seur était de 0,051.
» Enfin, le n° 13 avait cent cinquante-sept ans, 0,127 » son demi-diamètre, 43 couches de bois fait, occu- » pant 0,044, et 114 en aubier formant le reste de » l’arbre sont 0,083.
» Les trois arbres que nous citons n’ont pas été » choisis au hasard, ils représentaient, dans l’idée des v deux expérimentateurs , la moyenne de ceux qu’ils » avaient eu occasion d’examiner.
» Quaud on compare ces chiffres à ceux trouvés, » même pour Vizzavona, et que l’on lient compte :
» 1° Des conditions de végétation;
» 2° De la différence de latitude, ou plutôt de l’élé*
» valion topographique correspondante, on se demande » où est la valeur de l’objection tirée contre le lariccio j> du volume de son aubier.
« Cependant MM. Bravais et Martins, dont personne » ne peut contester la science et l’aptitude, ont opéré » en Finmark (Suède), à Kaafiord, Pcllo, Greffe et » Halle , du 50° au 70° latitude nord, dans les pays qui » fournissent les pins les plus recherchés pour la » mâture.
» Nous avons précédemment émis des doutes au sujet » du degré de certitude que l’on doit attacher à la colo- » ration, comme moyen de détermination de l’aubier » et du bois fait.
» Voici quels sont nos motifs :
» Nous savons bien que la couleur rosée est pour les » constructeurs un indice de qualité de bois, et que, » généralement, quand celte couleur est uniforme et » devient de plus en plus foncée en approchant du » cœur, elle indique des arbres bien conditionnés ; mais « doit-on être exclusif et faire de la coloration rouge » un signe, sine qua non, de la transformation de l’au- » hier en bois; voilà ce que nous n’admettons pas, » principalement en ce qui concerne le lariccio. Ainsi » dans toutes les forêts de la Corse , à Marmano , Vizza- » voua et Rospa surtout, il existe une variété de cette » essence facilement remarquable à l’aspect extérieur » et au port général de l’arbre , et dont le bois est tota- » lement blanc ou à peine coloré en jaune paille très- » clair, quel que soit l’âge du végétal. D’ün autre côté, « on peut se convaincre, en examinant les pièces débi- « téesqui existent sur le port d’Ajaccio, que la coloration » rougeâtre est loin d’être régulière, qu’elle présente