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CHAPITRE QUATORZIÈME

dans l’ordre mixte des eaux sulfo-salines ou salino-sulfureuses. Nous n’ignorons pas que celle dénomination n’existe plus dans la classification générale adoptée dans Y Annuaire des eaux minérales de 1851 , publié par le ministère de l’agriculture , du commerce et des travaux publics. Cependant nous la maintenons ici, malgré notre respect profond pour la haute autorité scientifique de la commission qui a rédigé le précieux travail que nous rappelons, parce qu’elle n’est pas absolue, parce qu’elle n’est pas exclusive, et qu’ainsi les chimistes la peuvent repousser ; elle a sa place dans les divisions de l’hydrologie thérapeutique. C’est de cette dernière que nous nous préoccupons surtout dans l’intérêt public.

» Les eaux minérales de Guagno peuvent désormais être désignées aux médecins et aux malades sous celte dénomination complexe : Eaux thermales sulfo-salines iodurêes.

» La constitution de ces eaux est remarquable à plus d’un titre. Leur température, leur alcalinité, la stabilité qui en découle, la présence du soufre à l’état de principe fixe (sulfure de sodium), celle du chlorure de sodium, de l’iode, des sels alcalins, leur donnent une grande valeur, et peuvent expliquer en partie les propriétés remarquables qu’elles possèdent comme les résultats variés qu’elles donnent; propriétés qui, nous le répétons ainsi qu’au début de cette note, participent, selon les cas, tantôt des vertus attribuées aux eaux sulfureuses (Baréges) , tantôt de celles des eaux salines (Bourbonne).»

Effets physiologiques.

« Si nous examinons donc , ajoute M. Milliet , les effets physiologiques dos eaux de Guagno , nous pouvons dire, en généralisant, qu’ils se traduisent par un effet primitif, l’excitation , et deux autres effets secondaires , la révulsion et la résolution. .Mais puisque nous avons prononcé le mot d’excitation , hâtons-nous d’affirmer qu’à l’encontre de presque toutes les eaux minérales en réputation , elles n’ont jamais provoqué sous nos yeux de réaction tumultueuse. Cela tient-il à la combinaison clectro-chimique de leurs principes minéralisateurs, à la grande quantité de la harégine, que beaucoup d’auteurs regardent comme un correctif, ou est-ce là un de ces faits que l’expérience constate et qui éludent toute interprétation ?

» Mises en rapport avec les organes par boisson, bains ou douches, nos eaux sont tolérées, et dès lors elles sont rejetées sans efforts par la voie des sécrétions ou bien assimilées. Dans ce dernier cas, se combinant avec les fluides de l’économie, et plus particulièrement avec le sang, elles arrivent par la circulation aux parties les plus ténues de nos organes , et y excitent l’innervation en élevant la vitalité jusqu’à ce point nécessaire à la résolution de certains états pathologiques. Rejetées au contraire de l’organisme, elles ouvrent une voie d’élimination aux principes morbides par la peau, par les glandes, par les urines, etc.

» La circulation est de toutes les fonctions la première et la plus sensiblement modifiée par l’usage des eaux de Guagno ; elle est notablement excitée. La face s’injecte légèrement, la peau rougit, et sa température

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