CHAPITRE QUATORZIÈME
membre de la faculté de médecine , s’occupa à son tour des eaux de Guagno, et obtint :
Eta 1 kilogramme.
‘ Acide carbonique 0* 3600'"
Sulfure de lodiam. . ...... . O 1060
Carbonate de soude 0 0870
Chlorure de sodium 0 2720
Nitrate de potasse 0 0190
Carbonate de chaux . 0 0130
Carbonate de magnésie 0 0330
Sulfate de soude 0 1130
— de chaux ....... i ..... . 0 1480
— d’alumine 0 0230
Silice 0 0480
Glairine 0 0720
Perte. 0 0270
Malgré les soins éclairés qu’il avait donnés à celle analyse, M. le professeur Poggiale crut devoir la reprendre en 1852, parce qu’il n’avait opéré d’abord que sur des résidus envoyés d’Ajaccio et qui n’avaienl pas été convenablement préparés. Cette fois, ce chimiste distingué fit des expériences sur une très-grande quantité d’eau recueillie avec les plus minutieuses précautions, et cette dernière analyse mérite confiance ;
elle donne :
Eau 1 kilogramme.
Acide carbonique libre 1e 5“
Air atmosphérique 19 0
Acide hydrosulfurique traces.
Principe s fixet.
Sulfure de sodium Os 024,n
Carbonate de soude 0 131
Chlorure de sodium 0 044
— de chaux 0 017
Acide silicique , oxide de fer et calamine. . 0 040
Azotate de potasse traces.
Carbonate de chaux. traces.
— de magnésie traces.
lodure alcalin quantité notable.
Matière organique (glarinc) . , . quantité notable.
« On le voit, dit M. Millet, celte eau est alcaline.
En effet, elle ramène au bleu la teinture de tournesol rougie par les acides, verdit le sirop de violette, et donne au papier du curcuma une teinte brune après un contact assez prolongé.
» Exposée au contact de l’air, l’eau minérale de ■ tiuagno perd assez rapidement son odeur hépatique (sulfureuse). Mais ce n’est qu’avec une assez grande lenteur que le sulfure de sodium se décompose, tandis que les autres eaux minérales qui contiennent de l’acide sulfhydrique s’altèrent avec une rapidité extrême. Cette stabilité est due particulièrement à son alcalinité.
» Si on allait reprocher à celte analyse de ne pas avoir été faite au griffon, ce serait pousser loin le scrupule , car qu’importe quelques milligrammes d’une substance en plus ou en moins, lorsque nous savons bien ne jamais réaliser, dans nos laboratoires, ni les analyses ni la synthèse de cette chimie souterraine qui donne aux eaux minérales naturelles des propriétés que nos plus savants procédés sont impuissants à reproduire? La dernière analyse de M. Poggiale acceptée, et elle peut et doit l’être, nous montre les eaux de Guagno en quelques points analogues à celles de Baréges. Plus riches en principes Axes, pris dans leur ensemble, elles contiennent cependant près de moitié moins de sulfure de sodium. Ce ne sont donc pas absolument et seulement des eaux sulfureuses, et puisque les autres principes minéralisateurs , en particulier le chlorure de sodium, sont si abondants, elles se rapprochent beaucoup des eaux salines comme celles de Bourbon ne.
» Nous n’hésitons donc pas à les classer aujourd’hui