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CHAPITRE QUATORZIÈME

plus haute antiquité; ils ont été fréquentés, dès les temps les plus reculés , par de nombreux malades , qui , malgré le mauvais état des chemins et des habitations, affluaient de tous les points de l’île pour leur demander la santé et la force

A en juger par quelques ruines qui avoisinent les sources , quelques piscines auraient été anciennement bâties par les Romains. Ce qui rend cette hypothèse vraisemblable, c’est le voisinage de la ville d’Alcria.

Dans le principe, il n’y avait à Pietrapola pour tout logement que des cabanes, des maisonnettes à peine abritées par des branchages où plusieurs malades s’étendaient sur des planches juxtaposées. Quant à la nourriture , elle ne ressemblait en rien au régime des établissements thermaux qui existent aujourd’hui.

Telle a été Pietrapola.

Depuis 1840, époque à laquelle le département fit la concession de ces eaux à M. Laurelli, on remarque à Pietrapola une heureuse transformation qui fait honneur au concessionnaire. C’est grâce aux importants travaux qu’il a exécutés et aux améliorations consécutives qu’il y a introduites que les baigneurs trouvent aujourd’hui à Pietrapola un magnifique établissement thermal, composé de trois belles piscines pouvant contenir chacune trente à quarante personnes et douze cabinets de bains très-propres.

u Mais il ne se développe qu’avec une lenteur déses-

1 • Insula ubique locorum lucenlcs habet aquas , potuque suavissirnas; i et pluribus in locis sunt salubcrrima', non solurn valida* , verum etiani

• frigidie, quarum potus et insessio morjios curant. Petrapolœ validas

• sunt bain en1 ad (egritudines quasdam accommodalissiime, generatim

• nervis prosunt, multosque alios sanant inorbos , capili, auribusque > privatim medentnr. • ( Cyrnaeus. )

péranle, et l’agriculture dans le Fiumorbo parait en suivre les phases. On ne peut pas espérer que l’établissement, tel qu’il est aujourd’hui et tel qu’il fonctionne, puisse s’attirer un grand nombre d’étrangers. D’un autre côté , il n’est pas possible que celui auquel la concession des eaux a été accordée, et qui a supporté, il faut en convenir, les plus grands sacrifices, puisse, livré à scs seules ressources personnelles, donner à son établissement les proportions nécessaires. » (Carlotti, médecin, ancien inspecteur de ces eaux.)

Le service des eaux est parfaitement organisé , et la vie matérielle est bonne. Les logements destinés aux baigneurs sont convenablement meublés, et il semble qu’on comprend l’utilité d’élever des habitations particulières dans le voisinage des sources.

L’endroit où est situé l’établissement de Pietrapola est bordé d’un côté par le torrent d’Abbatesco , et se termine de l’autre par un vallon et par des coteaux couronnés de montagnes superbes.

Les sources d’eaux minérales jaillissent d’un plateau : elles sont au nombre de dix -, toutes sont sulfureuses, d’une température qui varie de 32 à 58 degrés centigrades. Elles portent des noms différents.

« L’eau de toutes, nous dilM. Constantin James, est claire et limpide ; sa saveur rappelle celle d’un bouillon faible légèrement salé, son odeur est franchement sulfureuse.

» Cette eau a été analysée dans ces derniers temps par M. Henry, qui a constaté qu’elle contient par litre environ 0 gramme 0,250 de sulfure de sodium et quelques sels alcalins ainsi que des chlorures. Mais comme il opérait sur de l’eau transportée, cette eau devait

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