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CHAPITRE QUATORZIÈME

Depuis 1770 les habitants de la commune de duitera y faisaient rouir du lin et du chanvre. A la suite de l’immersion des jambes dans cette eau, des femmes « atteintes de rhumatismes ont été guéries comme par enchantement. C’est de cette époque que ces eaux sont fréquentées.

Il est fâcheux qu’il n’y ait aucun établissement à Guitera, et que ces eaux n’offrent jusqu’à présent aucune ressource *. A peine y trouve-t-on des masures où les baigneurs s’abritent pour se garantir des influences de l’air. Mais déjà les eaux de Guitera vont être ralliées à la route impériale par un chemin de grande vicinalité , et ce progrès important en facilitera d’autres infailliblement.

u Si maintenant nous mettons de côté , dit M. James , toutes ces circonstances défavorables pour n’envisager que la valeur intrinsèque de l’eau minérale elle-même , nous arriverons à cette conclusion que Guitera est uue des meilleures eaux de la Corse. On comprend en effet que si les malades ne trouvaient pas réellement à ces eaux , comme compensation des privations de toute nature qui les y attendent, la guérison ou du moins le soulagement de leurs maux, ils en auraient bientôt oublié le chemin.

» Une source seulement est utilisée ; l’eau qu’elle fournit en très-grande abondance a une température de 48 degrés centigrades : bien que cette température diminue de quelques degrés pendant que l’eau coule du bassin où elle jaillit dans celui où l’on se baigne j

1 II paraît qu'on a commencé à jeter les fondements d’un établissement thermal. Sans doute l'administration ne manquera pas d'encourager le concessionnaire à persévérer dans ses tentatives de création nouvelle.

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clic reste cependant beaucoup trop élevée pour le bain. Ainsi la durée de l’immersion ne peut être que de quelques minutes.

n La source de Guitera exhale une odeur d’œuf couvé très-caractéristique. Sa limpidité est parfaite, sa saveur franchementsulfureuse, avec un arrière-goût douceâtre. On aperçoit sur tout son parcours de longues traînées de barégine. Quant à la composition chimique de cette eau, je ne sache pas qu’elle ait été l’objet d’une analyse sérieuse. Tout ce que je peux dire, c’est que le soufre s’y trouve à l’état de sulfure de sodium , et que les gaz qu’elle laisse dégager sont un mélange d’acide carbonique et d’azote. Même absence de documents pour tout ce qui se rattache à sa partie médicale. C’est donc par voie de renseignements, en s’adressant aux malades eux-mêmes, qu’on peut parvenir à quelque chose d’un peu positif. Or, voici ce qui m’a paru résulter de l’espèce d’enquête à laquelle je me suis livré : les rhumatismes , les engorgements articulaires , les ankylosés incomplètes, lesfoulures, les vieilles entorses, certaines contractures spasmodiques des muscles , cèdent assez rapidement à l’emploi de ces eaux. Il en est de même de la plupart des maladies cutanées. On les vante beaucoup également contre les affections de l’utérus caractérisées par la sensibilité vers le col , des pertes blanches et de la pesanteur dans les reins. Enfin on m’affirma qu’elles étaient souveraines contre les paralysies suite d’apoplexie. »

Tels sont les bains de Guitera; espérons que bicnUU rétablissement qui est en voie de construction sera achevé et qu’on y trouvera la santé et le plaisir.

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