‹ La Corse et son avenirChapitre 172 sur 256 · CHAPITRE QIIXZIKME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QIIXZIKME

En 1810, M. Hanel Clery, inspecteur dos forêts, présenta tin projet détaillé des forges qu’il conseillait d’établir à Galeria'. M. Garella a fait la même proposition en 1833, dans un beau mémoire, où il détermine les prix auxquels reviendrait le quintal métrique de fer, soit en exploitant la mine de Earinole, soit en tirant le minerai de l’ilc d’Elbe, et suivant la méthode que l’on emploierait pour traiter ce minerai.

M. Garella arrive aux résultats suivants par des calculs approximatifs, en supposant que l’on fabriquât annuellement 10,800 quintaux de fer. Ce produit pourrait être obtenu avec deux hauts fourneaux et six feux d’affineries, dont la construction coûterait 400,000 fr. ou par six foyers catalans qui coûteraient 250,000 Dans le premier cas, le quintal métrique de fer reviendrait, avec le minerai de Earinole, à 38 fr. 13 c. Avec le minerai de l’ile d’Elbe, à. ... 44 35

Dans le second cas, il reviendrait, avec le minerai

de Farinole, à 34 fr. 15 c.

Avec celui de l’ile d’Elbe, à 39 10

L’avantage reste donc aux foyers catalans et au minerai de Earinole.

M. Garella fait observer que le prix de la fabrication du quintal métrique de fer est de 58 fr. 13 c. dans les forges des Pyrénées, et de G1 fr. 81 c. dans les forges à hauts fourneaux allant au charbon de bois.

Dans la Haute-Saône, le fer fabriqué à la houille pourrait seul lutter pour le prix avec celui de Galeria, mais la qualité de ce dernier serait bien supérieure.

L’exécution de ce projet offrirait un bon modèle aux maîtres de forges qui voudraient perfectionner leurs

1 Voir Bobiquet.

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usines, et favoriserait l’accroissement de la colonie de Niolins, ainsi que celui des autres établissements que le gouvernement pourra former sur le littoral du golfe de Galeria.

Marbrerie. Nous avons énuméré les inépuisables richesses de la Corse en granits, porphyres, marbres calcaires, marbres blancs, syénites, jade, serpentine, etc. L’exploitation en grand de ces marbres est non -seulement dans l’intérêt de l’ile , mais encore dans celui de la France entière. Us contribueraient puissamment à l’ornementation des édifices publics; ils faciliteraient la vulgarisation des travaux de la statuaire. C’est de la Corse qu’on a fait venir les magnifiques granits du soubassement de la colonne élevée sur la place Vendôme, à la mémoire de la grande armée.

Quand on a pensé à construire un monument à Napoléon sous les voûtes de l’église des Invalides, on aurait dû naturellement avoir recours aux marbres de sa terre natale. C’eût été une heureuse idée sans doute que celle de déposer sa dépouille mortelle dans un sarcophage pris aux lieux où fut son berceau. Cependant on est allé chercher en Finlande, à grands frais, des marbres qui ne valent peut-être pas ceux de Bivineo, Castifao, Code et Oletta.

Les travaux publics acquièrent chaque jour en France une importance nouvelle. Il n’est pas de ville qui ne se soit enrichie de monuments. On élève de toutes parts des églises, des hôtels de ville, des musées, des thécâtres. Chaque localité érige des statues aux hommes dont elle s’honore. Pour répondre à des besoins toujours croissants, qu’a-t-on fait? On s’est

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