‹ La Corse et son avenirChapitre 205 sur 256 · IM · texte numérisé non relu

IM

fl*3l.

fl*3«.

■ Ml.

ISM.

Ajaccio

Kaslelica.

Rocogu&uo

l’cciani

Kvisa

Piana

Yico

Zicavo,

Cargese .........

Bastia

Brando

Cervione

Luri

Canari

Olctta

Rogliano

S.-Pietro di Tenda.

Yenzolasca

Vcscovalo

K rsa

Calvi

Muro

Calcnzana

Corbaia

Ile-Rousse

Santa- Reparata. . .

Belgoderc

Cortc

Alhertaccc

Omessa

Isotaccio

Yentiseri

Prunelli di Pium. .

Gatli di Yivario. . . ,

Serraggio

Ghisoni

Sarlènc

Bonifacio

Le vie

Olmeto

Portovecchio

Aullenc

1 Diminution provenant de la distraction du hameau d'Afa , «5riyé depuis 1851 en commune, canton de Sarmla-Carcupino.

3 Y compris la population de la commune d’Appricciani , supprimée postérieurement à 1851 et réunie à celle deVico.

L’opinion généralement admise est que la Corse peut nourrir au moins 000,000 habitants1. Il est donc facile (Je s’assurer par le tableau ci-dessus qu’il faudrait un nombre considérable d’années pour mettre la population en harmonie avec l’étendue de son territoire.

Or, cela n’est pas possible , comme l’a démontré avec tant d’éloquence M. Conli, receveur général.

« Adoptés , dit-il , avant l’âge par la première nation du monde, nous sommes comme ces orphelins pauvres et dénudés qui, recueillis et élevés dans une maison opulente, sentent leur infortune avec d’autant plus d’amertume, qu’ils ont appris à comprendre les jouissances d’une existence splendide. »

Si l’on se résigne à subir les lois de la multiplication de l’espèce humaine, plusieurs générations se succéderont dans le malaise , et la fortune de la France en éprouvera le contre-coup. Des terres fertiles resteront incultes; de vastes plages, dont l’assainissement est réclamé, seront le tombeau d’un peuple qui végète; l’industrie languira. La main-d’œuvre continuera à être d’un prix exagéré, ce qui empêche la Corse de soutenir la concurrence continentale. On éprouvera toujours ce manque de bras qui a forcé parfois des propriétaires à laisser périr leurs récoltes sur pied.

Lorsque la France a conquis l’Algérie, elle a compris immédiatement que cette acquisition impo.rlante serait inutile, si l’exploitation du sol n’était confiée à de nombreux colons. Le gouvernement a favorisé de

1 « Egregie prælerea populosa Corsica fore Iota est, civiumque fre- » queolia ubique Iiabitata : reor quadringinta liominum mi Ilia numéro » excedere , præler feminas et pueros; nam, hoc anno , censa sunt ccn- » tum millia levamina, id est familin* centtim millia. » (Pétri Cymœi De reluis Corsicis, 1506.)

Page 1