CHAPITRE DIX-NEUVIÈME
font de l’agrandissement du port de Bastia l’une des questions les plus graves qui puissent s’agiter en Corse.
Port de Bonifacio. « Le port de Bonifacio présente un long canal creuse par la nature dans un banc de roche calcaire. La presqu’île sur laquelle la ville est bâtie lui sert de môle. Sa première partie, de 500 mètres de longueur, est ouverte sud-ouest; sur le reste de sa longueur (environ 1,400 mètres), son axe est dirigé de l’ouest à l’est. Sa largeur moyenne est de 150 mètres. Sur la rive du nord et à peu de distance de l’origine de sa seconde partie, il présente deux enfoncements : le premier de 200 mètres de longueur et de 60 mètres de largeur; le second, de 300 mètres de longueur et 80 mètres de largeur, qui peuvent recevoir de petits bâtiments. »
Pendant longtemps ce port a été fréquenté par les navires qui faisaient le commerce qui existe entre la Corse et la Sardaigne. Depuis qu’un service hebdomadaire de bateaux à vapeur entre Ajaccio et Porto- Torres en Sardaigne est établi , ce commerce est devenu presque nul. Le marché de celte ville restera toujours restreint eu égard à l’importance des ports de Propriano et Porlo-Pollo, comme débouchés de plus riches bassins. Ce port a besoin d’être dragué.
Les mouillages de Girolata ', Galeria, Porto et Sagone sont profonds, et offrent un abri assez sûr aux bâtiments d’un faible tonnage.
Aucun d’eux ne possède d’embarcadère : aussi les
1 Le golfe de Girolata est extrêmement profond. A son entrée, 4 un kilomètre de terre, on ne trouve pas de fond avec une sonde de 250 mètres. Il en est de même du golfe de Porto : à son entrée au large, on ne trouve pas dp fond à 417 mètres.
embarquements et débarquements se font-ils avec de grandes difficultés et une énorme perte de temps.
Cependant ces ports, par leur situation à proximité de vastes et belles forêts, sont appelés à acquérir un mouvement important.
Déjà l’exploitation des forêts d’Aïtone et de Libio entretient dans le port de Sagone une animation continuelle, et cette contrée, jadis déserte, se peuple tous les jours de plus en plus de travailleurs , d’entrepreneurs et de spéculateurs.
Jusqu’à présent il n’y a ni port ni môle d’embarquement.
Quelques bornes d’amarres destinées à faciliter le halage des chaloupes sur la plage constituent les travaux qu’on a exécutés pour faciliter l’exportation des riches produits de la contrée de Vico.
Il nous parait donc absolument nécessaire de songer à la construction immédiate d’un débarcadère à Sagone etàCargese,qui le réclament à juste titre depuis nombre d’années.
« Le golfe de Valinco (grand bassin qui contient trois ports : Porto-Polio, au nord ; Propriano, au fond à l’est ; et Campo-Moro, au sud ).
» La côte sud-ouest est aussi extrêmement découpée ; mais cependant elle l’est moins profondément que celle de l’ouest que nous venons de décrire. Outre une multitude d’anses, on y remarque aussi les petits golfes de Mortoli, de Roccapina, de Figari et de Venliligne *. »
Les dépenses faites pour l’amélioration des ports de la Corse se résument ainsi qu’il suit :
1 Voir Mavmocchi , p. :J9.