‹ La Corse et son avenirChapitre 228 sur 256 · CHEMINS VICINAUX · texte numérisé non relu

CHEMINS VICINAUX

L’état des chemins vicinaux de la Corse laisse beaucoup à désirer. Nous transcrivons ici le rapport de la commission des chemins vicinaux présenté au conseil général le 30 août 1856. D’après ce rapport, il est facile de se rendre un compte exact de la situation présente.

M. Carlotti, au nom de la commission des chemins vicinaux, donne lecture du rapport qui suit :

a Le service des chemins vicinaux a été toujours l’objet de votre constante sollicitude ; vous en avez suivi les phases et réglé en quelque sorte la marche.

» La commission que vous avez instituée à l’effet d’étudier les besoins actuels de ce service, et de vous proposer les mesures qu’il y aurait lieu d’adopter, a cru par conséquent pouvoir se dispenser de vous rendre un compte détaillé de l’emploi des fonds alloués pendant les cinq dernières années , pour le service de la voirie vicinale.

» J’indique seulement la période de cinq ans, parce que c’est celle où grâce au bon emploi des ressources départementales, grâce aux secours du gouvernement, et enfin à l’aide des ressources que l’administration a

pu obtenir des communes, nos voies de communication ont été considérablement multipliées.

» Votre commission a néanmoins pu constater que, loin de regretter les sacrifices supportés par le pays , non-seulement sans s’en plaindre, mais avec une satisfaction toujours croissante, vous pouvez en toute sûreté de conscience vous applaudir de ceux que vous lui avez imputés, parce que partout où des chemins out été ouverts et livrés à la circulation, l’agriculture a pris un développement rapide et presque inespéré.

«Mais s’il a été beaucoup fait, il reste encore, comme l’a dit M. le préfet, beaucoup à faire.

» Avant tout il faut consolider et entretenir les chemins livrés à la circulation, achever ensuite ceux commencés, et après, étendre, si c’est possible, le réseau à la presque totalité des communes du département.

» Les besoins sont nombreux et pressants. II faut donc aviser à les satisfaire dans la limite de nos forces. C’est du travail principalement sur les moyens de parvenir à ce résultat, que devait principalement porter l’étude de votre commission de laquelle m’est échu l’honneur de vous rendre compte.

» Je vous demanderai ensuite la permission de vous proposer la solution que la commission a pensé pouvoir être donnée aux diverses questions sur lesquelles elle a apporté son attention.

» Le but constant de tous vos efforts a été, comme je l’ai déjà dit, de parvenir à relier la plupart des communes aux routes impériales, aux routes forestières, aux lignes de grande communication, reliées ellesmêmes à des artères de premier ordre ou à des ports de mer.

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