CHAPITRE VINGTIÈME
» Voire commission a donc pensé qu’il fallait persister dans ce but.
» Comment y parvenir?
» Nos lignes de grande communication, sur un parcours total de 020 kilomètres, ne sont livrées à la circulation que sur une longueur de 343 kilomètres, et offrent 50 kilomètres à l’état de simple ouverture. Restent donc 223 kilomètres à l’état de lacune.
» Les chemins d’intérêt commun, dont le parcours total est de 435 kilomètres, ne sont accessibles aux voitures que sur un parcours de 230 kilomètres, sont ouverts sur une longueur de 05 kilomètres et simplement en lacune dans un parcours de 133 kilomètres.
» Les chemins destinés à devenir carrossables, quoique n’intéressant en apparence qu’une seule commune chacun, ont en totalité un parcours de 542 kilomètres, savoir : livrés à la circulation, 304 kilomètres, à l’état de simple ouverture, 02 kilomètres, et en nature ou à l’état de sol naturel, 174 kilomètres.
» H faut pourtant que je fasse remarquer, Messieurs, que dans le parcours total des lignes de grande communication sont comprises des portions de ces lignes exigeant des travaux trop considérables, et il faut nécessairement ajourner ces travaux. Les lacunes qui pourront exister pour un temps plus ou moins long seront un obstacle, il est vrai, à ce que des provinces importantes et dignes de tout votre intérêt aient des communications directes et suivies entre elles; mais elles ne s’opposeront pas à ce que les communes qu’elles sont destinées à desservir restent sans débouchés, puisqu’elles sont reliées, ou doivent l’être à des roules impériales.
v Les portions de lignes dont on n’a pas à s’occuper en ce moment sont évaluées à 50 kilomètres. 11 resterait donc moins de 500 kilomètres des trois classes de nos chemins à ouvrir et à livrer à la circulation.
» Afin de pouvoir vous renseigner par l’expérience du passé et de pouvoir vous mettre à même de connaître les ressources qui pourraient être indispensables pour l’avenir, votre commission a voulu connaître les sommes dépensées pour rendre accessibles aux voitures les 883 kilomètres de chemins de toute espèce livrés à la circulation.
« Elle a constaté que les travaux de différente nature entrepris pour atteindre ce résultat, ont absorbé, sans compter les frais du personnel et même les prestations en nature, une somme de 822,835 francs.
» On peut donc admettre avec quelque fondement de raison qu’avec une somme de 800,000 francs on pourrait compléter notre réseau de chemins de grande communication d’intérêt commun , et les embranchements isolés destinés à être rendus carrossables. Votre commission n’a pas pu , dans le bref espace de temps par elle consacré aux discussions, mettre à profit tous les éléments nécessaires pour connaître d’une manière exacte la portion des ressources créées qu’il faut affecter à l’entretien des chemins achevés , à l’achèvement des ouvrages commencés, et celles qui pourraient être employées à des ouvertures nouvelles. Elle a eu cependant assez de renseignements pour exprimer une opinion motivée. Votre commission reconnaît avec M. le préfet, que sur la portion de l’emprunt de 500,000 francs non encore réalisée , une somme assez considérable est nécessaire pour consolider les chemins on la