CHAPITRE VINGT ET UNIÈME
grâce à l’intelligence et au patriotisme du président du comice de cet-arrondissement, combien ne serons-nous pas frappé du peu de moyens d’amélioration qui existent pour ces arts de première utilité ? Ne cesseronsnous pas notre surprise de leur état longtemps stationnaire et encore peu avancé ?
Nous faisons donc des vœux pour qu’il soit fondé, au moins dans chaque chef-lieu d’arrondissement, un cours d’agriculture, où, chaque dimanche, seraient appelés et viendraient s’instruire les cultivateurs intelligents et aisés des villageg voisins.
On connaît maintenant le mal et le moyen pour le guérir : qu’on se mette à l’œuvre, car si on ne porte promptement remède aux plaies qui rongent nos contrées , la Corse si fertile , si belle , la Corse si favorisée par la nature , par le climat , par sa situation topographique, végétera pendant de longues années et trompera les plus légitimes espérances. Le remède est facile : le gouvernement peut-il le refuser? D’ailleurs de si légers sacrifices seraient bientôt compensés par les succès des agriculteurs, qui pourraient dans la suite produire à bon marché et livrer au commerce des denrées dont la circulation verserait par mille voies diverses des sommes importances dans le trésor de l’État.
Puisse l’heureuse influence de telles institutions sur la prospérité et le bonheur de la population, éveiller, relativement aux moyens de les constituer, l’attention des hommes d'État, et exciter le zèle des comices agricoles de l’ile de Corse.