ACCISES JUGÉS
NOURRI DES ACCUSÉS HOfe
ponr
assassinat.
pour
meurtre.
LA CORSE ET SOXI AVEMR.
» II y a même lieu de remarquer que 13 des crimes » de meurtre et d’assassinat jugés c-n 1854 et 7 de ceux « qui l’ont été en 1855 avaient été commis antérieu- » rement à la loi du 10 juin 1853, qui a interdit le port » d’armes en Corse.
«Jamais, depuis 1825, où les statistiques crimi- » nelles ont été publiées pour la première fois , la cour » d’assises de la Corse n’avait eu à juger moins de « crimes qu’en 1855, et la surveillance de la police » judiciaire n’y a été, à aucune autre époque, plus vigi- « lante et plus ferme.
« Le garde des sceaux, ministre secrétaire d'Êtat » au département de la justice,
« Signé : Abbatucci. »
Nous nous dispenserions de signaler certains abus , certaines habitudes qui compromettent d’après nous l’avenir de notre pays, si notre devoir ne nous imposait une impérieuse nécessité. 11 faut parler, et nous parlerons.
La Corse n’est pas encore tout à fait débarrassée de ces haines de famille à famille qui ont parfois les suites les plus graves. Si elle est le séjour de la vertu et des mœurs antiques, elle a aussi conservé ces sentiments de rivalité qui allument des guerres terribles entre deux maisons, et, moins que tout autre pays, elle est exempte de fanatisme de parti.
Il y a en Corse des maisons qui se regardent l’œil en feu et la colère au cœur. Les passions s’y allument sourdes, ardentes.