CHAPITRE QUATRIÈME
Garde-robe blanchâtre , — genêt de Salzmann , genêt de Corse , — germandrée , — marum , — herbe aux chats , — germandrée de Marseille , germandrée faux hyssope.
Hélianthème à feuilles d’halime , — herbe barona.
Immortelle d’Italie.
Lavande d’Hyères.
Mercuriale elliptique, — morelle d’Hermann.
Passerine hérissée, passerine de Thomas, passerine tartoiiraire , — prasion glabre.
Phaqualou blanchâtre , phaqualou à une fleur, phaqualou des rochers , — prunellier.
Renouée prêle, — romarin r — rose des chiens, rose de Séraphini, rose de France, rose des champs, rose rougeâtre, — rue bractée, rue de Corse, rue à feuilles étroites, — sarriette de Grèce, — sauge, — officinale , — scrofulaire ligneuse , — séné des Provençaux.
Arbrisseaux grimpants.
Asperges à feuilles aiguës.
Câprier, — chèvrefeuille d’Étrurie, chèvrefeuille des Baléares, — clématite brûlante, — clématite des haies, clématite maritime, clématite à vrilles, clématite à feuilles variées.
Douce-amère.
Garance sauvage , garance de Requien.
Lierre.
Ronce, ronce lomenteuse, — rose toujours verte, — smilax épineux, smilax de Mauritanie.
Vigne , vigne sauvage.
« En raison de la position centrale , la botanique de » la Corse, dit Marmacchi, se lie et se confond avec la
” botanique de toutes les autres provinces du vaste em- » pire végétal de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique; » par le cap Corse , elle se lie avec la botanique ligu- » rienne; par la côte orientale, avec la botanique tos- ” cane et romaine ; par les côtes occidentales et aus- » traies , avec celles de Provence , d’Espagne , de » Barbarie, de Sicile et de l’Orient; et enfin par la ” région centrale très-montagneuse et très-élevée, avec » la botanique des Alpes et des Pyrénées. Aussi quelle ” richesse prodigieuse et quelle variété surprenante ” dans le règne végétal de la Corse ! richesse et " variété qui augmentent puissamment la beauté des « sites de l’ile, si pittoresque déjà par la nature et les « accidents du sol. «
ÉUt actuel de l’açjrlculture en Corse.
C est ici que nous allons faire passer sous les yeux du lecteur le tableau de l’état actuel de l’agriculture en Corse. D’après ce tableau, il sera facile de se convaincre que ce pays est resté fort en arrière des autres départements de France, et que la plus grande partie de son sol, si riche, si fécond, est toujours inculte, et nourrit encore, dans ce siècle de lumières et de progrès , un mélange de végétaux , auquel on donne le nom de makis, que la main de l’homme aurait dû extirper avant ce jour, dans un intérêt d’utilité générale!
Nous connaissons déjà les motifs généraux qui ont concouru avec une égale puissance à ce déplorable résultat, c est pourquoi nous n’y reviendrons point. Cependant il est utile de faire connaître qu’à ces motifs
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d’un caraclère si grave s’enjoignirent plusieurs autres aussi désastreux dans leurs conséquences , non moins nuisibles à la prospérité agricole de l’ile.
La loi sur la vaine pâture (trop tardivement abolie), l’absence de bons procédés , de tout système rationnel de culture, le manque de capitaux, le défaut de bras et de routes, la paresse des habitants de certaines communes rurales, l’abandon des terres basses, ou plaines, par les laboureurs, sont autant de causes qui frappent notre pays. Nous en ferons ressortir les inconvénients en démontrant l’utilité , la nécessité qu’il y a pour le département de la Corse, et pour la mère patrie, de détruire les abus, de secouer l’ignorance héréditaire en matière de perfectionnement moral et matériel, d’introduire des institutions conformes aux besoins de l’ile , de faciliter les réformes urgentes, d’assainir les plaines marécageuses , d’attirer enfin l’homme de la montagne vers le littoral.
Mais avant de signaler les imperfections, de demander les améliorations nécessaires pour les effacer dans un intérêt public, nous voulons remplir le but que nous nous sommes proposé d’atteindre dans ce chapitre. II nous semble cependant qu’il est utile de donner d’abord une idée de l’ile de Corse sous le rapport de la géologie. A cet égard nous recourons à une note do M. Gueymard.
u M. Gueymard, ingénieur en chef des mines, qui a » exploré l’ile de Corse en 1820, y a reconnu quatre » classes de terrains : les terrains primitifs , les inler- » médiaires, les secondaires et les tertiaires. Les ter- » rains primitifs, qui occupent la partie du sud et de » l’ouest de l’ile, sont presque entièrement granitiques.
» Près de leurs limites, ils renferment quelques cou- » ches de gneiss ou de schistes ; mais un peu plus loin » on n’y rencontre plus de couches subordonnées. Des » masses de roches curitiques et des porphyres entre- » coupent les granits. Les terrains intermédiaires occu- » pent tout le cap Corse et l’est de l’ile. La ligne qui » les sépare des terrains primitifs , partant de la côte » nord-ouest, entre l’Ostriconi et l’Ile-Rousse, va » passer un peu à l’ouest de Castifao et de Corte , à » l’est de Ghisoni, à l’ouest de Prunclli et des bains de » Pictra-Pola, et vient se terminer au rivage entre » Favone et Porto-Vecchio. Dans celte dernière partie, » qui comprend tout le Fiumorbo, le terrain intermé- » diaire est recouvert par la formation arénacée. Les » terrains tertiaires ne se montrent que sur quelques » points, par lambeaux isolés : M. Rcinaud a étudié n particulièrement leurs formations et les a décrites r> dans le premier volume des Mémoires de la société » géologique de France : la première occupe le fond » du golfe de Saint-Florent et une portion de la côte » orientale de ce golfe; ses couches, dans cette dernière » partie, sont fortement redressées au pied des ver- » sants de la chaîne du cap Corse , et s’élèvent à une « hauteur de deux à trois cents mètres au-dessus du » niveau de la mer. Entre Saint-Florent et la tour de «Farinolc, plusieurs fentes transversales, taillées à » pic, et qui donnent passage aux eaux des torrents, » permettent de distinguer les différentes couches. On » peut rapporter aux terrains d’atterrissement ceux de » la plaine de la côte de l’est. » Telle est la Corse sous le rapport de la géologie.
Nous avons dit au chapitre III que la superficie de la