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ANNEXE A L'ARRANGEMENT

Article premier.

Au cas où des princes ou chefs indigènes dont les Etats sont placés dans les territoires appartenant à la France viendraient à se réfugier sur le territoire reconnu ;i la République de Libéria par l'arrangement du 8 décembre 1892, toutes les facilités compatibles avec la dignité d'un Etat libre indépendant seront accordées à la France pour la poursuite et la capture des fugitifs.

Art. 2.

La République de Libéria ayant fait certains frais d'établissement sur la partie de la côte qui se trouve à l'est du Cavally, la France s'engage à payer au gouvernement de la République libérienne une somme de 25.000 francs, à titre d'indemnité.

Fait à Paris, le 8 décembre 1892.

Signé : G. Hanotaux, J. Hausmann.

Baron de Steix.

Cette convention fut ratifiée parle Parlement le 12 juillet 1894.

L'idée de la jonction de notre nouvelle colonie avec nos possessions du Soudan, préconisée déjà par Binger, s'imposait dès lors plus que jamais. Cette idée provoqua en partie la campagne du lieutenant-colonel Monteil contre Samory.

La colonne Monteil.

C'est en vue de conserver la route du Soudan à l'influence française et de protéger Kong contre l'almamy que le capitaine Marchand, explorant ces régions, signalait au gouvernement le danger nouveau.

Aussitôt des ordres étaient donnés pour la concentration à Grand-Bassam et Lahou des troupes destinées à l'Oubanghi. Le colonel Monteil revint pour faire face brusquement à une nouvelle entreprise.

La colonne qui allait s'enfoncer dans un pays à peu près inconnu, sans avoir eu le temps d'achever même les plus urgents préparatifs, était ainsi composée :

Lieutenant-colonel Monteil, commandant;

Commandant Pineau, chef d'état-major;

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Capitaines

/Marchand, \ Frottier,

iPLÉ,

V Germain, ! attachés à l'état-ma-

Baratier, ( jor.

Lieutenants,

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