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I08 LA COTE NORD

« Le terrain longeant les deux rives est de nulle valeur ; la qualité et la nature des arbres qui y sont en faible quantité (épinette, sapin, bouleau et tremble) dénotent un sol pauvre. Ce bois parvenu à sept ou neuf pouces de diamètre sèche sur pied faute d'aliment.

« Dans la branche N.-E., je suis allé jusqu'à la tête du lac Nipisso.

« J'ai arpenté pour la première fois la partie de la rivière Nipisso comprise depuis son embouchure (elle se jette dans la branche N.-E.) jusqu'à la distance de sept milles, plus ou moins.

« Quant aux caractères géographiques, la nature du sol et du bois, c'est absolument la même chose que dans la branche N.-O. (x) »

La deuxième branche nord-est de la Moisie — appelée aussi rivière Ptakopao depuis son embouchure — traverse des rangées des montagnes qui la bordent et la rendent impraticable en canot jusqu'à la rencontre du portage.

Le terrain traversé par ce portage est généralement montagneux, rocheux et impropre à la culture. On rencontre sur son parcours quelques plateaux et les flancs des montagnes sont boisés en bouleaux, cyprès et épinette rouge de moyenne taille. On rencontre les mêmes essences de bois sur la rivière Ptakopao, jusqu'au 20erae mille, depuis le portage où les montagnes commencent à s'aplanir et finissent par disparaître à l'embouchure du Lac Kapashao (2).

Depuis le 22eme mille jusqu'au lac Kapashao, le terrain traversé par cette rivière est sablonneux et rocheux et impropre à la culture. On rencontre quelques endroits de

(i) Rapport du Ministre des terres, 1889. (2) Rapport de 1891.

peu d'étendue boisés eu épinettes blanches et épinettes rouges de 20 à 25 pouces de diamètre.

Les alentours du lac Kapashao offrent peu de bois propre au commerce ; cependant on rencontre, dans les ravins, de l'épinette rouge de 20 à 25 pouces de diamètre, mais en petite quantité. Aussi loin que la vue peut atteindre vers le nord-est le pays paraît formé d'immenses plaines unies.

Ce lac fournit en abondance le poisson blanc, l'alose, le brochet et la truite. Les sauvages s'y approvisionnent surtout de poisson blanc, qui est d'une excellente qualité, aussi bien que dans les lacs qui font partie de la rivière Ptakopao entre le lac Kapashao et le ic)eme mille.

M. de Puyjalon place cette rivière parmi les plus poissonneuses. Le saumon y est très gros et mord bien à la mouche. Il s'en prend de vingt à vingt-cinq mille à la mer et dans l'estuaire. De son côté, M. le magistrat Simard faisait rapport au mois d'octobre 1905 que la rivière Moisie avait fourni, à la date qui vient d'être indiquée, 139,040 livres de saumon, ce qui est considéré comme étant un rendement très satisfaisant.

Les truites de mer que l'on prend sont également fort belles. Quant aux lacs situés sur le parcours de la rivière, ils sont tous bien pourvus de poissons de sport.

L'estuaire de la rivière Moisie est affermé à MM. Allison et A. Davis qui paient un loyer annuel de $1610.

La rivière Moisie elle-même, c'est-à-dire une étendue de six milles, depuis le Grand Portage en descendant, est louée à M. Veasey Boswell, de Québec, à raison de $2,500 par an.

Comme territoire de chasse, le district est considéré comme étant presque sans rival. On y tue l'ours et le

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