PROCÉDÉS DE DESTRUCTION EXPERIMENTALE
19. — Mort à 10 heures du matin. Autopsie : le thalamus et le noyau caudé ont été lésés. Pas d'hémorragie secondaire.
Exp. 8. — \2 septembre 1905. — Chat ordinaire, 3 kil. Anesthésie : chloralose intra-péritonéal. Exérèse de la couche optique droite, volet osseux.
L'animal encore endormi est placé dans sa cage à 6 heures du soir. On le trouve mort le lendemain matin. Autopsie : lésion bien limitée de la couche optique, pas d'hémorragie secondaire.
Sur les 8 animaux que nous avons opérés de la sorte, aucun n"a survécu plus de 10 jours ; la plupart mouraient le lendemain ou le surlendemain de l'opération, ainsi que nous venons de le voir. Aussi, nous ne voulons tenir aucun compte des phénomènes présentés par les animaux tels que les contractures, les cris^ le galop dans l'espace, la parésie, etc., etc., le départ entre les symptômes relevant de la couche optique et ceux revenant à l'irritation cérébrale étant impossible. Nous ne rapportons donc ces faits que pour insister sur la difficulté de la méthode sanglante préconisée par Lo Monaco, et pour montrer que les reproches que nous faisons à ce procédé opératoire sont justifiés. Nous avons fait tous nos efforts pour réussir dans cette voie cependant, et les expériences que nous venons de relater montrent bieii que nous étions en droit de renoncer à l'emploi de cette méthode expérimentale.
Du reste, Lo Monaco lui-même, a dû se contenter souvent, d'examiner ses animaux pendant les quelques jours qui suivirent l'intervention, sans pouvoir ainsi attendre la rémission des symptômes d'excitation surajoutés à ceux ne relevant que de la lésion locale ; aussi arrive-t-il dans ses différents travaux, à des conclusions contradictoires.
.§ S. — AIcthofle aveugle.
Nous nous sommes servi du procédé de destruction par l'électrolyse bipolaire, suivant la méthode de Sellier et Verger.
Manuel opératoire. — a) x\ppareils — Nous employons comme source de courant, une pile à courant galvanique de Gaiffe, de petite dimension ; 20 éléments sont suffisants, car la résistance du
tissu nerveux est faible. Sur le circuit est placé un galvanomètre. Les électrodes sont formées par deux aiguilles en platine iridié, montées sur Je dispositif spécial que nous avons fait construire, et qui est représenté figure 1. Les aiguilles ont 8 centimètres de longueur sur 0,3 millimètres de diamètre ; elles sont montées sur une plaquette métallique a) permettant de rapprocher ou d'écarter à volonté l'aiguille c) de l'aiguille b). Ces aiguilles sont fixées, à leur extrémité supérieure, sur des rondelles d'ébonite permettant un isolement parfait. Enfin nos aiguilles sont
FiG. 1.
isolées sur la plus grande partie de leur longueur au moyen d'un manchon de verre e) extrêmement lin et laissant à l'extrémité inférieure, les aiguilles à découvert sur une longueur de 1 millimètre et demi. Le verre nous a paru préférable à tout autre isolant ; il est facile à nettoyer, à stériliser, et permet aux aiguilles de glisser aisément dans les tissus. On arrive du reste à faire ces manchons de verre extrêmement fins, et nos aiguilles avec leur enveloppe isolante, ne dépassaient pas 0,5 millimètres de diamètre.
b) Narcose. — Nous nous servons pour l'anesthésie, de procédés divers variant avec les espèces d'animaux. Chez le chien, nous