‹ La couche optique (étude anatomique, physiologiqueChapitre 34 sur 43 · LÉGENDE DE LA FIG · texte numérisé non relu

LÉGENDE DE LA FIG

Coupe horizontale-oblique n° 275, passant, par la région pédonculaire du noijati rouge. (Coloration au Weigert-Pal-cochenille.)

BrQa, bras du tubercule quadrijumeau antérieur. — CA, corne d'Ammon. — Cg, corps godronné. — Cge, corps genouillé externe. — Cgi, corps genouillé interne. — Cirl, segment rétrolenliculaire de la capsule interne. — Cisl, segment sous-lenticulaire de la capsule interne. -- cop, commissure postérieure. — Fpj Fpj. Fp|'' Fpi'" Fp3 foyers primitifs. — Ln, locus niger. — NA, noyau amygdalien. — NR, noyau rouge. — P, pied du pédoncule cérébral. — Qa, tubercule quadrijumeau antérieur. — Rm, Ruban de Reil médian. — Tg, trigone cérébral. — Vsph, portion sphénoïdale du ventricule atéral. — III, troisième paire.

Cette coupe intéresse les ramifications postérieures du foyer primitif. — Les deux principaux prolongements de ce foyer occupent l'un, la région de la calotte l'autre le pulvinar. Le premier (Fpj.) intéresse une grande partie (partie postérointerne) du noyau rouge (NR), la substance réticulée de la calotte et pousse en haut une petite pointe dans la commissure postérieure (cop). En dedans, il seclionne les fibres les plus internes de la racine de la III'' paire. L'autre (Fp,), plus externe occupe le pulvinar, et vient effleurer en dedans le corps genouillé interne, (Cgi) et en dehors le corps genouillé externe (Cge). Entre ces deux foyers principaux, dans le bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BrQa), en voit un tout petit foyer isolé. Il existe encore, sur cette coupe, deux prolongements plus petits : l'un à la limite externe du pulvinar et du corps genouillé externe quil intéresse légèrement (Fp(.>) ; fautre dans le 2" cinquième externe du pied du pédoncule (Fpj...). Enfin, à signaler un foyer accessoire (Fp3 indépendant, dans le pilier postérieur du trigone (Tg).

Tk dp

coa-

H ÇiUetr^ FiG. 97. — Cas Kaiser.

Coupe horizonlale-oblique n° 30, passant par la partie antérieure de la couche optique et le genou de la capsule interne. (Coloration au Weif^erl-I'al-cochenille.)

Al, anse lenticulaire. — Ci(A), Cip, genou et segment postérieur de la capsule interne. — coa, commissure antérieure. — FI, faisceau lenticulaire. — Fp2, foyer primitif. — NC, noyau caudé. — Ni, noyau interne de la couche optique. — NL2. NL3, deuxième et troisième segment du noyau lenticulaire. — Tga, pilier antérieur du trigone. — Th, thalamus. — tlh, tœnia thalami.

On voit sur cette coupe, plus antérieure que les précédentes : l^ les derniers vestiges du foyer thnlamique précédemment décrit (ce foyer indiqué par erreur sur le haut du dessin en Fp2, devrait être indiqué par Fpj, il est en effet le prolongement antérieur du foyer primitif (Fpj) décrit sur les coupes précédentes. 2" Un foyer accessoire, Fp2, situé à la partie antérieure et inférieure du noyau lenticulaire, qui intéresse le globus pallidus et le pulamen, sectionne la commissure antérieure et effleure le segment antérieur delà capsule interne, en passant nettement en avant du genou de la capsule.

A remarquer ici la dégénération de la commissure antérieure.

Qa -S^^Oa

FiG. 98.— Cas Kaiser.

Coupe du pédoncule droit n" 10, passant par la région du noyau rouge (1).

(Mélhode de Marchi.)

BrQa, Lros du tubercule quadrijumeau antérieur. — Cgi, corps genouiUé interne. ^ Fpj Fp|. Fpj... foyers primitifs. — Ln, locus niger. — NR, noyau rouge. — P, pied du pédoncule.— PL, pes lemnicus.— Po, protubérance. — Qa, tubercule quadrijumeau antérieur. — Rm, ruban de Reil médian.

Lésion. — On voit sur cette coupe les derniers vestiges des prolongements postérieurs du foyer primitif. En Fpj les prolongements e.xternes qui occupent le bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BrQa), et le corps genouillé interne (Cgi) ; ce dernier prolongement vient sectionner en dedans le ruban de Reil médian (Rm). En Fpp, les prolongements internes, intéressant la substance réticulée de la calotte, le faisceau longitudinal postérieur et la partie externe et postérieure du noyau rouge. En haut, ce foyer pousse une pointe dans la substance grise de l'aqueduc et en bas et en dedans, une autre qui dépasse la ligne médiane, et pénètre dans la calotte du pédoncule gauche. Ce dernier prolongement vient à un moment donné, sectionner les fibres de la 3^ paire du côté gauche et explique la présence de la paralysie des muscles de Pœil gauche notée dans l'observation. Dans le pied du pédoncule enfin, on voit en Fpj." les derniers vestiges du foyer précédemment décrità ce niveau.

Dégénérations. — 1° Des fibres du bras du tubercule quadrijumeau antérieur et du corps genouillé interne, aux confins du foyer primitif; 2" du ruban de Reil médian ; .3" des fibres de f entrecroisement dorsal de la calotte de Meynert ; 4° de la substance réticulée ; 5° du noyau rouge et enfin ; 0° très belle dégénération des fibres pyramidales dans le 2° cinquième externe du pied du pédoncule et quelques corps granuleux dans le pes lemniscus.

(1) Cette coupe, ainsi que celles des figures 99, 100, 101, 102 et 103 ont été dessinées retournées par erreur.

^ OQQ ^

SHl Ncs

FiG. 99. — Cas Kaiser.

Coupe n" 41, passant par la partie supérieure de la protubérance . (Mélhode de Marchi.)

Fcc, faisceau central de la calotte. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — fRI, fibres du ruban de Reil latéral. — Ncs, noyau central supérieur. — Pcm, pédoncule cérébelleux moyen. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. — Py, faisceau pyramidal. — RI, ruban de Reil latéral, — Rm, ruban de Reil médian, — V4, quatrième ventricule.

Dégénérations. — 1" du pédoncule cérébelleux supérieur à gauche ; 2" du faisceau longitudinal postérieur à droite, dans sa partie interne et dorsale ; 3° du faisceau central de la calotte à droite ; 4° du ruban de Reil médian droit ; 5° des fibres externes et postérieures de la voie pyramidale à droite et quelques corps granuleux à gauche ; 6" de quelques fibres du ruban de Reil latéral droit.

On voit, en outre ici, dans le corps trapézoïde, un entrecroisement de fibres dégénérées qui traversent la ligne médiane et que l'on suit dans la calotte du côté gauche jusqu'à la partie externe de la substance réticulée. Les coupes sériées montrent qu'elles font suite à celles que l'on trouve dégénérées dans le ruban de Reil latéral.

FiG. 100.

Cas Kaiser.

Cow/>e ?jo 59, passant par la partie moyenne de la protubérance. (Méthode de Mardi i.)

Fcc, faisceau central de la calotte. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — fRl, fibres de Reil latéral. — Lig, ligula. — Nrf, noyau réticulé. — NVm, noj'au moteur du trijumeau. — Os, olive supérieure. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. — Py, voie pyramidale. — Rm, ruban de Reil médian. — SR, substance réticulée. — V, trijumeau.

Dégénérations. — On suit ici les dégénérations indiquées sur la coupe précédente ; à gauche, du pédoncule cérébelleux supérieur qui se poursuit dans les lames cérébelleuses et dans la ligula et s'arrête là, exactement sur la ligne médiane ; ffl droite, du faisceau longitudinal postérieur, du faisceau central de la calotte, du ruban de Reil médian et des fibres posléro-externes de la voie pyramidale. On voit également les fibres dégénérées du corps trapézoide à droite, qui traversant la ligne médiane se poursuivent jusqu'au niveau de l'olive supérieure du côté opposé Enfin, plus en dehors et à gauche, entre le pédoncule cérébelleux supérieur et le noyau moteur du trijumeau existe un amas de corps granuleux (fRl).

^PTs

FiG. 101.— Cas Kaiser.

Coupe du bulbe n° 110, passant par la région olivâtre moijenne.

(Méthode de Marchi.)

Crst, corps restiforme. — faip, fibres arciformes internes et postérieures. — Fcc, faisceau central de la calotte. — fir, fibres arciformes interréticulées. — Fs, faisceau solitaire. — NB, noyau de Burdach. — ND, noyau de Deiters. — NU, noyaux latéraux du bulbe. — Noi, noyau juxta-olivaire interne. — NpX, noyau postérieur du vague. — NXII, noyau de l'hypoglosse. — Oi, olive inférieure. — Py, faisceau pyramidal. — SRa (cio), couche interolivaire de la formation réticulée blanche. — SRg, formation réticulée grise. — Vsd, grosse racine sensifive descendante du trijumeau. — X, vague.

Dégénérations. — A droite 1° de la voie pyramidale, (il existe quelques corps granuleux dans la voie pyramidale gauche); 2° du faisceau central de la calotte (Fcc) dont on voit nettement l'arrivée dans Tolive supérieure (la substance grise de celle-ci en effet, contient un semi de fines granulations) ; 3° du faisceau longitudinal postérieur dont les fibres n'occupent pas ici la partie dorsale de ce faisceau, mais prennent nettement, dans la formation réticulée blanche, une position plus antérieure, pré-longitudinale ; 4" des fibres de la partie interolivaire de la formation réticulée blanche (région occupée par les fibres du ruban de Reil).

On peut en outre suivre sur cette coupe deux entrecroisements de fibres dégénérées l'un dorsal et l'autre ventral. Le premier est formé par des fibres dégénérées qui, paraissant partir du faisceau longitudinal postérieur, traversent la ligne médiane, et viennent s'épuiser en dehors dans la région du noyau dorsal du X (NpX). Le

second, nellement distinct du premier, plus antérieur, est constitué par des fibres qui partent de la partie inférieure de la formation réticulée blanche droite, traversent la ligne médiane, se dirigent en arrière et en dehors et s'épuisent dans la partie externe de la substance réticulée grise, dans la région intermédiaire au noyau de Deiters, au faisceau solitaire et à la racine descendante du trijumeau.

L'élude des coupes sériées montre qu'il ne s'agit pas là de deux entrecroisements distincts, et que les fibres de l'entrecroisement dorsal ne proviennent pas du faisceau longitudinal postérieur, comme on pourrait le croire ; ces deux entrecroisements sensitifs appartiennent l'un et l'autre, au système des fibres sensilivcs du bulbe, aux fibres arciformes internes du bulbe. Les unes, fibres arci formes po.sléroinlernes, allant aux noyaux des nerfs crâniens ; les autres, fibres arciformes moyennes et internes, se rendant pour la plupart dans la partie postérieure et externe de la substance réticulée et de là, dans le noyau de Burdach. Dans les coupes ijui suivent cette coupe 110 (coupes 118, 120, 1.30, non figurées ici), on voit nettement l'épanouissement de ces fibres dans les noyaux sensilifs du bulbe (noyau de Goll et de Burdach) et même, on peut suivre des fibres qui, traversant le noyau de Burdach, vont se placer dans le cordon de Burdach (dans la région adjacente à la 5" paire).

Il existe enfin, dans le cordon latéral gauche du bulbe, qu3lques fibres dégénérées, que l'on peut suivre sur la série des coupes depuis l'olive supérieure en haut, jusque dans les noyaux latéraux du bulbe, en bas. Il s'agit là vraisemblablement de fibres, qui font suite à celles que nous avons signalées dans le corps trapézoïde comme provenant du Reil latéral, et qui, après un arrêt dans l'olive supérieure, donnent quelques fibres qui descendent jusque dans les noyaux latéraux dû bulbe.

Cr,t

FiG. 102. — Cas Kaiser.

Coupe du bulbe n° Z\^, passant par la région olivâtre inférieure et les noyaux sensitifs.

(Méthode de Marchi.)

GB, Cordon de Burdach. — Crst, corps restiforme. — Fcc, faisceau central de la calotte. — Fs, faisceau solitaire. — Narc, noyau arqué. — NB, noyau de Burdach.

— NG, noyau de GoU. — Nlt, noyaux latéraux du bulbe. — NM, noyau de Monakow.

— Noi, noyau juxta-olivaire interne.— NXI, NXII, noyaux du spinal et de Fhypoglosse. — Py, faisceau pyramidal. — SgR, substance gélatineuse de Rolando. — SRa (cio), substance réticulée blanche (couche interolivaire). — SRg, substance réticulée grise. — Vsd, grosse racine descendante sensitive du trijumeau.

Dégénérations. — On retrouve sur cette coupe les dégénérations : 1° de la voie pyramidale ; 2° du faisceau central de la calotte venant se terminer dans l'olive supérieure ; 3" du faisceau longitudinal postérieur occupant principalement ici la partie moyenne de la formation réticulée blanche ; 4» des fibres arciformes internes et postérieures (faip), qui se poursuivent jusque dans la région avoisinant le faisceau solitaire ; 5° des fibres de la portion interolivaire de la formation réticulée blanche droite et quelques fibres éparses dans toute cette formation du côté opposé.

On voit en outre à gauche un grand nombre de corps granuleux dans le noyau de Monakow, dans le noyau de Burdach, et quelques-uns dans le noyau de Coll. A signaler enfin quelques fibres dégénérées dans le cordon latéral du bulbe, à gauche.

Narc

Fjg. 103. — Cas Kaiser.

Coupe du bulbe n° 31 5, passant par V entrecroisement piniforme.

(Méthode de Marchi.)

CB, cordon de Burdach. — fai, fibres arciformes internes. — Narc, noyau arqué. — NB, noyau de Burdach. — NG, noyau de Goll. — NM, noyau de Monakovv. — Noi, noyau juxtaolivaire interne. — Py, faisceau pyramidal. — SgR, substance gélatineuse de Rolando. — SRa, substance blanche réticulée. — SBg, substance grise réticulée. — xpin, entrecroisement piniforme. — Vsd, grosse racine descendante du trijumeau. — XI, XII, noyaux du spinal et de l'hypoglosse.

Dégénérations. — 1° de la voie pyramidale ; 2" delà formation réticulée blanche droite, 3° des fibres arciformes internes, qui vont former l'entrecroisement piniforme. On retrouve comme ci dessus, h. gauche, la dégénération des noyaux de Goll, de Burdach et de Monakow, et en plus quelques fibres dégénérées dans le cordon de Burdach, Comme précédemment enfin, à noter quelques corps granuleux dans le cordon latéral du bulbe gauche.

Rousay

FiG. 104. — Cas Kaiser.

Coupe du bulbe n" 175, passant au niveau de la déciissallon pyratnidale.

(Méthode de Marchi.)

Ca, corne antérieure. — Cp, corne postérieure. — fSRa, fibres provenant de la formation réticulée blanche. — Ffa, faisceau fondamental antérieur. — NB, noyau de Burdach. — NG, noyau de Coll. — Py, faisceau pyramidal direct. — Pyc, faisceau pyramidal croisé. — Vsd, grosse racine descendante du trijumeau.

Elle montre la dégénération pyramidale qui est légère et en plus, dans le cordon antérieur, on voit nettement un amas de fibres dégénérées (fSRa), en plein faisceau fondamental et en dehors de l'aire du pyramidal direct. Les coupes sériées montrent nettement: que ces fibres font suite à celles qui, plus haut dans le bulbe, occupent la formation réticulée blanche, qu'en aucun endroit elles ne se confondent avec les fibres de la voie pyramidale, et que ce sont donc des fibres que la calotte pédonculaire envoie dans le cordon antérieur de la moelle.

:iû

FiG. 105. — Cas Kaiser.

(Méthode de Marchi.)

Coupe de la moelle passant par le III<= segment cervical et montrant encore, dans le cordon antérieur, le faisceau de fibres dégénérées (fSRa) placé en dehors de l'aire du pyramidal direct (Pyd).

FiG. 106. — Cas Kaiser.

(Méthode de Marchi.)

Coupe de la moelle, au niveau du III<= segment dorsal. On y retrouve la dégénération pyramidale, mais celles des fibres du faisceau fondamental ne peuvent plus être suivies ici, en tant que faisceau distinct.

Ce

m^Cirl

FiG. 107. — Cas Kaiser.

Coupe passant par la partie supérieure de la couche optique. (Méthode de Marchi.)

AM, avant-mur. — Ce, capsule externe. — Cia, Cip, Cirl, segments antérieur, postérieur, rétrolenticulaire de la capsule interne. — Na, Ne, noyaux antérieur et externe de la couche optique.— NC, NC, noyau caudé. — NL2, NL3, 2^ et 3° segment du noyau lenticulaire. — Tli, couche optique. — Zr, zone réticulée.

On voit sur cette coupe quelques amas de corps granuleux dans le thalamus, représentant les derniers vestiges du foyer primitif. A remarquer la belle dégénération des fibres qui parlent de la face externe de la couche optique (fibres thalamo-corlicales), qui traversent le segment postérieur de la capsule interne et dont quelques-unes se poursuivent jusque dans les fibres radiées du noyau lenticulaire. En arrière, dans le segment rélro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl) et dans la capsule externe (Ce), il existe également des fibres dégénérées qui proviennent vraisemblablement, en partie tout au moins, du foyer postérieur cortical de l'hémisphère.

■NL

> ■..'«jQft'

FiG. 108.

Cas Kaiser.

Coupe passant un peu au-dessus de la précédente el montrant également la belle

dégénération des fibres thalamo-corticales.

(Méthode de Marchi.)

Cia, Cip, CirI, segment antérieure, postérieur et rétro-lenticulaire de la capsule interne. — NC, NC, noyau caudé. — NL3, 3° segment du noyau lenticulaire. — Tlî, thalamus. — Zr, zone réticulée.

ff.ÇiUet

FiG. 109. — Cas Kaiser.

Coupe d'un fragment cortical au niveau de la région rolandique.

(Méthode de Marchi.)

On voit sur celte coupe l'épanouissement dans les circonvolutions frontale (Fa) et pariétale (Pa) ascendantes, des libres thalamo-corticales qui se poursuivent dans toute la couronne rayonnante. A noter que l'intensité de la dégénération est beaucoup plus marquée au niveau de la circonvolution pariétale ascendante.

Rcsniiié et eoiiclnsioiis <ln ca<s> Icalseï*.

Le cas que nous étudions présente un intérêt capital pour la thèse que nous soutenons ; il est en outre des plus instructifs pour l'étude du trajet protubérantiel et bulbaire des faisceaux lésés dans la calotte pédonculaire. C'est en effet, la première fois qu'on a pu étudier chez Yhomme, et à l'aide de laméthode de Marchi, un foyer confiné au thalamus et à la calotte pédonculaire, sans lésion concomitante de la capsule interne. Ainsi que nous l'avons dit ailleurs (p. 167) nous nous limiterons ici, aux questions relatives au sujet qui nous occupe, la couche optique, et nous ne ferons que résumer brièvement les dégénérations descendantes consécutives au foyer pédonculaire. Nous reviendrons dans un mémoire ultérieur sur ce dernier point.

Localisations des lésions. — Le foyer principal est situé en pleine couche optique droite, son prolongement postérieur pénètre dans la calotte pédonculaire ; en avant, il s'arrête dans la partie antérieure du thalamus. Ce foyer intéresse, par ses différentes anfractuosités, toutes les parties du thalamus [noyau interne, externe, médian et antériew'),m.ms en aucun point, il n intéresse le segment postérieur de la capsule interne qui est épargné par la lésion sur toute la série des coupes . En arrière, les anfractuosités du foyer pénètrent dans le pulvinar et plas bas, dans la calotte pédonculaire où elles lèsent : le noyau rouge, une grande partie de la subtance réticulée de la. calotte, en poussant une pointe dans la calotte pédonculaire gauche, le faisceau longitudinal postérieur, le ruban de Reil médian, le corps genouillé interne et le bras du tubercule quadrijumeau antérieur. Il existe encore deux prolongements plus externes de ce même foyer, dont l'un va sectionner la partie la plus externe du corps genouillé externe, et l'autre le 2^ cinquième externe du pied du pédoncule cérébral, immédiatement au dedans du faisceau de Tûrck.

Signalons enfin, deux petits foyers accessoires et indépendants du foyer principal. Le premier, situé à la partie antérieure et

inférieure du noyau lenticulaire, intéresse le globus pallidus et le putamen, sectionne la commissure antérieure et effleure le segment antérieur de la capsule interne, en passant nettement en avant du genou. Le deuxième siège dans le pilier postérieur du trigone.

Dêgénérations. — La lésion primitive a entraîné des dégénérations que Ton peut suivre sur la série des coupes au Marchi, au-dessus et au-dessous du foyer primitif.

Au-dessus du foyer, la capsule est dégénérée dans tous ses segments (Cia, Cip, Cirl) ; elle contient un très grand nombre de fibres dégénérées que l'on voit partir de la face externe de la couche optique pour gagner les lames médullaires du noyau lenticulaire. Cette dégénérescence intéresse les fibres thalamo-corticales, qui, après avoir passé par les lames médullaires du noyau lenticulaire, s'infléchissent pour atteindre la corticalité ; le peu de corps granuleux que l'on trouve dans la substance grise du noyau lenticulaire, ne nous autorise pas à considérer un certain nombre de ces fibres, comme se terminant dans ce noyau. — A noter enfin que ces fibres thalamo-corticales sont extrêmement nombreuses et qu'au niveau des circonvolutions péri-rolandiques, on les trouve en plus grand nombre, au niveau de la circonvolution pariétale ascendante qu'au niveau de la frontale ascendante. Dans le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne, les fibres dégénérées proviennent vraisemblablement de la lésion corticale du lobe lingual.

Au-dessous du foyer primitif, dans la région du pied du pédoncule, la dégénération descendante correspond exactement au siège et à l'étendue du foyer pédonculaire ci-dessus décrit. Comme lui, elle se confine à la partie externe (2® cinquième externe) et respecte complètement les 3/5 internes. Dans la région protubérantielle, la dégénérescence se cantonne à la partie externe et postérieure du pont, alors que les faisceaux antérieurs disséminés de la voie pédonculaire sont sains. Cette dégénération pyramidale se poursuit dans le bulbe et dans la moelle où elle est beaucoup moins marquée. La différence d'intensité de la dégénération pyramidale dans la protubérance et le bulbe montre qu'un certain nombre des fibres dégénérées s'arrêtent dans la protubérance.

Le foyer principal que nous avons décrit et qui empiète en arrière sur la calotte, a déterminé des dégénérations du faisceau longitudinal postérieur, du ruban de Reil médian, du Reil latéral, du faisceau central de la calotte, enfin du pédoncule cérébelleux supérieur du côté opposé. Mais la présence de ce foyer pédonculaire nous empêche de tirer aucune conclusion relative aux fibres descendantes d'origine thalamique.

La dégénération du pédoncule cérébelleux supérieur, consécutive à la lésion du noyau rouge, se poursuit jusque dans les lames médullaires du cervelet et s'arrête,, dans le vermis, exactement sur la ligne médiane.

La belle dégénération du ruhan de Reil médian se poursuit jusque dans les noyaux sensitifs du bulbe (noyaux de Burdach, de Goll et de Monakow). La série de nos coupes nous a montré que l'on pouvait dans ce cas suivre le trajet des fibres sensitives au niveau du collet du bulbe (fig. 103) et qu'il y avait d'autre part, un entrecroisement plus élevé dans le bulbe, se faisant dans la région olivaire moyenne, au moyen des fibres arciformes (voir figure et légende de la coupe 110, fig. 101).

En outre, nous avons pu suivre nettement des fibres dégénérées dans le Reil latéral, que Ton a vu (fig. 99 et 100) passer la ligne médiane, par l'intermédiaire du corps trapézoïde et venir se terminer dans l'olive supérieure du côté opposé. Or dans notre cas, le Reil latéral n'est nulle part intéressé par le foyer primitif, et comme la dégénération des rubans de Reil, latéral et médian, se confond à un moment donné, il nous semble légitime d'admettre qu'il s'agit là de fibres qui passent du Reil médian dans le Reil latéral.

Le faisceau central de la calotte, dont la dégénération est consécutive à la lésion de la substance réticulée, peut être suivi très nettement jusqu'au niveau de sa terminaison dans l'olive inférieure (fig. 99, 100, 101, 102).

Enfin, il nous reste à insister sur un dernier point : la dégénération du faisceau longitudinal postérieur très évidente dans ce cas, nous montre que les fibres de ce faisceau tendent, à mesure que l'on descend dans le bulbe , à prendre une position plus

antérieure ; nous avons vu, que dans la région bulbaire inférieure, les fibres avaient nettement abandonné la place dorsale qu'elles occupaient dans la protubérance , pour devenir plus antérieures et se placer dans la partie moyenne de la substance blancbe réticulée (fig. 101 et 102). Les fibres de ce faisceau enfin, se poursuivent jusque dans la moelle, où elles viennent se placer dans le cordon antérieur, en plein faisceau fondamental, en dehors de l'aire du pyramidal direct (fig. 104 et 105). Elles ne peuvent être suivies, en tant que faisceau distinct, au-dessous du IIP segment cervical.

Ce cas nous montre donc :

1° Au POINT DE VUE ANATOMiQUE, V exislence évidente des fibres thalamo-corticales, que nous sommes le premier à avoir pu suivre, chez Thomme, par la méthode de Marchi, de la couche optique jus qu à leur épanouissement dans la corticalité, et ceci à la suite d'une lésion intéressant le thalamus et respectant le segment postérieur de la capsule interne.

2° Au POINT DE VUE CLINIQUE, quc lliémianesthésie de cause cérébrale peut être produite par un foyer confiné au thalamus et à la calotte pédonculaire, sans lésion concomitante du segment postérieur de la capsule interne.

B. - OBSERVATIO?«S CLIMIOUES

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