‹ La couche optique (étude anatomique, physiologiqueChapitre 7 sur 43 · CONSTITUTION INTÉRIEURE · texte numérisé non relu

CONSTITUTION INTÉRIEURE

mitées à l'examen microscopique : 1° d'après les différences de taille et d'aspect des cellules, leur mode de répartition, l'épuisement en fibrilles plus ou moins fines des faisceaux de fibres blanches dans la substance grise. 2° par l'étude des zones intéressées à la suite de dégénérescences wallériennes et de dégénérescences secondaires, et enfin, 3° au moyen de la méthode de Flechsig, permettant par l'étude de l'époque de la myélinisation, de poursuivre les faisceaux nerveux jusqu'à leurs centres d'origine.

C'est à la suite de l'emploi de ces divers procédés, qu'on a pu déterminer dans la couche optique l'existence de plusieurs noyaux gris, incomplètement séparés par de la substance blanche et soudés entre eux en certains points.

On distingue ainsi le plus généralement et d'après Burdach, trois noyaux principaux, un noyau antérieur^ un noyau externe et un noyau interne. En réalité, d'après les recherches de Luys, de Nissl, de Kôlliker, de Cajal, ces noyaux semblent pouvoir être subdivisés eux-mêmes en plusieurs noyaux secondaires.

Le noyau antérieur occupe le sommet de la couche optique, où il produit le renflement, de volume très variable, du tubercule antérieur. Il est entouré, en arrière, par la bifurcation de la lame médullaire interne, lame de substance blanche, et en avant, par les fibres blanches du stratum zonale. Il affecte, sur les coupes horizontales, une forme en massue, à extrémité postérieure effilée, qui l'a fait comparer à une réduction du noyau eaudé. Le noyau antérieur est le noyau terminal du faisceau de Vicq d'Azyr, né au niveau du tubercule mamillaire ; il reçoit également, dans la région de sa queue, quelques fibres du pédoncule inféro-interne de la couche optique.

Le noyau externe, le plus volumineux des noyaux thalamiques, s'étend, en dehors du noyau antérieur et un peu au-dessous de lui, jusqu'à la substance du pulviiiar,avec laquelle il se continue. 11 est limité en dedans par la lame médullaire interne, en dehors par la lame médullaire externe, et la zone grillagée. D'aspect pâle, il présente des stries transversales qui le distinguent des autres noyaux et qu'il doit aux fibres à myéline du faisceau radié

de Meynert , qui lui apporte les fibres de la couronne rayonnante.

Le pulvinar, considéré par les uns comme noyau indépendant, rattaché par les autres au noyau interne, auquel il semble appartenir réellement par sa continuité, sa structure et sa coloration, est décrit par certains auteurs avec le noyau externe et se continue également avec lui sans démarcation nette. Les fibres radiées qui abordent le noyau externe, pénètrent dans le pulvinar, où elles s'entrecroisent avec les fibres émanées de la racine externe de la bandelette optique et du corps genouillé externe, pour former le champ de Wernicke.

Enfin, au noyau externe se rattache encore le corps genouillé externe^ situé à l'extrémité externe du pulvinar et qui s'en distingue par sa coloration plus foncée.

Le noyau m^enîe, beaucoup plus petit que le précédent, est limité en dehors par la lame médullaire interne, et se continue en avant avec le noyau antérieur, en arrière avec le pulvinar. Il reçoit, surtout dans ses régions antérieures, de nombreuses fibres radiées, dont l'origine est dans la partie antérieure et externe des circonvolutions frontales. Le noyau interne reçoit encored.es fibres du pédoncule inféro-interne du thalamus, de l'anse lenticulaire et quelques fibres du faisceau lenticulaire de Forel.

Entre le noyau interne, le noyau externe et le noyau rouge, Luys a décrit un quatrième noyau, le centre médian de Liiys, caractérisé par sa richesse en fibres à myéline.

Tisch enfin a signalé, en arrière et au-dessous du centre médian de Luys, au voisinage immédiat de la région sous-optique, un petit noyau aplati de haut en bas et légèrement concave, le noyau semi-lunaire de Flechsig ou Schalenformiger Kôrper des auteurs allemands.

Une nomenclature différente de la précédente est usitée par les auteurs allemands, à la suite des travaux de von Monakow (1 ) sur les noyaux de la couche optique chez le chat, le chien, le

(1) Experimentelle und pathologisch-anatomische Untersuchungen iiber Haubenregion, den Sehhiig-el und die Regio subthalamica. Archivf. Psijch. und Nervenk., Bd. XXVII, H. 1 et 2.

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