‹ La coupe du roi de Thulé opéra en trois actes et quatre tableaux de Louis Gallet & Edouard BlauChapitre 10 sur 31 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les Mêmes, moins PADDOCK, HAROLD etYORIGK.

LE CHŒUR. j

Bizarre caprice |

D’un maître imprudent!

Se peut-il qu’un roi choisisse |

Un bouffon pour confident? !

ANGUS, accablé.

Mon esprit est saisi d’une angoisse funeste :

Ce roi qui, chaque jour, avant tous m’appelait,

Veut à son lit de mort ce bouffon, quand je reste A la porte, comme un valet!

MYRRHA, à Angus.

Qu as-tu donc?... Sur ton front paît Un ph profond s’est creusé 1

angus.

Myrrha, cette heure est fatale Et notre orgueil est brisé I

myrrha.

Non! ta force est sans rivale- Songe à ton brillant passé. ’

De ton âme troublée Bannis un vain effroi- Cette noble assemblée’ Te le dit comme moi.

Au déclin de sa vie Si le vieillard t’oublie,- Pardonne à sa folie.

Tu seras roi !

le chœur.

Par ses exploits Angus s’est fait connaître- Le sceptre veut une vaillante main. ’

Rendons hommage au nouveau, maître Qui sur nous régnera demain.

MYRRHA

Vois : la foule soumise Veut t’engager sa foi :

La grandeur t’est promise, L’avenir est à toi.

Rappelle ton audace;

Tout fuit ou tout s’efface Devant l'aigle qui passe.

Tu seras roi I

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