SCÈNE IX
Les Mêmes, moins PADDOCK, HAROLD etYORIGK.
LE CHŒUR. j
Bizarre caprice |
D’un maître imprudent!
Se peut-il qu’un roi choisisse |
Un bouffon pour confident? !
ANGUS, accablé.
Mon esprit est saisi d’une angoisse funeste :
Ce roi qui, chaque jour, avant tous m’appelait,
Veut à son lit de mort ce bouffon, quand je reste A la porte, comme un valet!
MYRRHA, à Angus.
Qu as-tu donc?... Sur ton front paît Un ph profond s’est creusé 1
angus.
Myrrha, cette heure est fatale Et notre orgueil est brisé I
myrrha.
Non! ta force est sans rivale- Songe à ton brillant passé. ’
De ton âme troublée Bannis un vain effroi- Cette noble assemblée’ Te le dit comme moi.
Au déclin de sa vie Si le vieillard t’oublie,- Pardonne à sa folie.
Tu seras roi !
le chœur.
Par ses exploits Angus s’est fait connaître- Le sceptre veut une vaillante main. ’
Rendons hommage au nouveau, maître Qui sur nous régnera demain.
MYRRHA
Vois : la foule soumise Veut t’engager sa foi :
La grandeur t’est promise, L’avenir est à toi.
Rappelle ton audace;
Tout fuit ou tout s’efface Devant l'aigle qui passe.
Tu seras roi I