‹ La coupe du roi de Thulé opéra en trois actes et quatre tableaux de Louis Gallet & Edouard BlauChapitre 18 sur 31 · LA COUPE DU ROI DE TH U LÉ · texte numérisé non relu

LA COUPE DU ROI DE TH U LÉ

Viens où le sort te pousse.

Mon bien-aimé.

Et livre à ma voix douce Ton cœur charmé.

Ta poitrine étouffée,

Sous ma main revivra.

Sous ma lèvre de fée Ta lèvre sourira.

Viens ; à jamais oublie Ce monde où tu fus seul ;

Jette comme un linceul Le fardeau de la vie,

Et cède sans retour A l’amour

Que jamais le temps ne délie.

Tombez, flots courroucés.

Et dans l’espace Légèrement bercez L'enfant blond dont le bras se lasse.

Pour le laisser venir vers nous,

Souffles des mers, apaisez-vous.

Des Sirènes soutenant Yorick évanoui apparaissent dans les * flots. Le pêcheur revient à lui. — 11 parait sortir d’un rêve, et son regard ébloui ose à peine s’arrêter sur les objets qui l’entourent.)

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