LA COUPE DU ROI DE TH U LÉ
Viens où le sort te pousse.
Mon bien-aimé.
Et livre à ma voix douce Ton cœur charmé.
Ta poitrine étouffée,
Sous ma main revivra.
Sous ma lèvre de fée Ta lèvre sourira.
Viens ; à jamais oublie Ce monde où tu fus seul ;
Jette comme un linceul Le fardeau de la vie,
Et cède sans retour A l’amour
Que jamais le temps ne délie.
Tombez, flots courroucés.
Et dans l’espace Légèrement bercez L'enfant blond dont le bras se lasse.
Pour le laisser venir vers nous,
Souffles des mers, apaisez-vous.
Des Sirènes soutenant Yorick évanoui apparaissent dans les * flots. Le pêcheur revient à lui. — 11 parait sortir d’un rêve, et son regard ébloui ose à peine s’arrêter sur les objets qui l’entourent.)