YORICK, CLARIBEL
CLARIBEL
Au serment de Myrrha Pourras-tu croire encore?
So
la coupe du roi de TH U lé.
YORICK
CLARIBEL, entraînée. • •
;3;r-rr,r„r*ir”‘
s,S"i îcæit"”'
A® succombe,
J-ar je t aime, ô, cruel enfant 1 De mes levres tremblantes tombe • tout me défend.
Ah. que nximporte mon empire?
L ombre y va régner désormais Puisque l’éclair de ton sourire ’
Ne doit 1 illuminer jamais.
YORICK
Puisque, à son heure, Tamour blesse Une immortelle comme toi Reine, pardonne à la faiblesse Dun enfant courbé sous sa loi.
Si inon illusion s'envole Après ce réveil douloureux '
e viendrai, pleurant mon "idole Chercher 1 oubU dans tes «ots bleus.
claribel, 4 p„, „
f^u " recommence encor lenreuvf» i Lu mort me le rendra libreTi: folie'
CLARIBEL
Il viendra^
Et ma flamme En son âme Passera.
(Elle fait un geste, les Sirènes reparaissent peu à peu.)
YORICKj à part.
Sans Myrrha^
Toute flamme En mon âme S’éteindra.
CLARIBEL
Va doiK; quand tu seras désenchanté de vivre Ou désireux de te venger,
A Qy^nd la chimère qui t’enivre Aura brisé ton cœur comme un roseau léger, flois par trois fois dans la coupe enchantée n m invoquant trois fois dans ton dernier appel* U verras — oubliant comment tu l’as quittée—’ Venir à ta voix Claribel I
YORICK
Ah ! j accepte, à ce prix, cette coupe enchantée,
S’il souviendrai qu’à mon premier appel, aut, un jour, venger ma croyance insultée, Doit apparaître Claribel!
CLARIBEL
Ce mot est fait pour les fils de la terre.
iNe me dis pas adieu; je t’attends... et j'espère.
LES SIRÈNES
CHŒUR
O Ze'phir, dieu léger.
Sur d autres grèves Emporte l’étranger Qui s’en va, poursuivant ses rêves.
Pour lui faire un chemin plus doux, rlots aplanis, écartez-vous.
toile où Yorick, guidé par les Sirènes,
monte lentement à travers les flotL)
fin du deuxième ACTE.