SCÈNE PREMIÈRE
Rumeurs dans le palais. - Cris du peuple au dehors.
PADDOCK
Il est venu le jour de lutte et de colère,
Que ma haine attendait.
Débattez- vous, seigneurs ! gronde, flot populaire! Mon cœur est satisfait I
Oui, mon œuvre commence!
jci 1 on se dispute. — On menace là-bas !
ais toi, pauvre Yorick, tu ne le verras pas L instant promis à la vengeance.
Hélas 1 II avait vingt ans;
Il s’éveillait au printemps,
Nulle âme n’était meilleure.
L’espérance le charmait;
Comme l’on prie, il aimait
Où donc est-il à cette heure?
Jalouse de nos bonheurs , *
Toi qui nous les prends si vite.
Marâtre aveugle à nos pleurs,
O nature, sois maudite I
Mais, non - j'ai tort 1 - follement je m’irrite ;
Il aurait vu son amour dédaigné,
Et les destins ont bien fait toute chose;
11 eut souffert et son cœur eût saigné
Loin des méchants désormais il repose.
Dans la paix dans l’azur, dans l’espace infini 11 va dormir heureux, souriant et béni.
Oui! les destins ont bien fait toute chose; Loin de nous il repose.
Son tourment est fini.
Conseil. Aucun d’Iûx nA ® ® sortant de la salle du
Paddock. ^ remarque d’abord la présence de
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