‹ La coupe du roi de Thulé opéra en trois actes et quatre tableaux de Louis Gallet & Edouard BlauChapitre 5 sur 31 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, PADDOCK, puis HAROLD.

PADDOCK, s’avançant.

Bien prié, messeigneurs 1 Très-bien gémi, mesdames! Le spectacle est touchant. Qui donc a prétendu Que les courtisans n'ont pas d’âmes?

Qu'il vienne en ce palais, il sera confondu.

DANIL.

Aujourd’hui^ trêve à l’insolence!

Pour plaisanter, l’instant est mal choisi.

A défaut du respect garde au moins le silence. Lorsque la mort va passer par ici.

PADDOCK

Pourquoi veut-on que je pleure?

C’est pour rire qu’on m’a pris.

Folle ou grave passe l’heure!

Je fais mon métier ; Je ris!

Ah ! ah ! ah !

' Ah! ah! ah!

Folle ou grave passe l’heure!

Je fais mon métier : Je ris!

DANIL.

Prends garde; Angus jusqu’ici te ménage.

Mais il te hait... Quelque matin, Nous pourrons voir ton langage Changer avec son destin.

L'INTENDANT

Moi, je sais que Myrrha désire Et son caprice peut devenir une loi — S’assurer si tu pourras rire Jusqu au pied du gibet qu’on dressera pour toi !

PADDOCK, les regardant avec ironie,

Vous demanderez ma grâce,

Vous qui serez favoris.

Qu’on me pende ou qu’on me chasse, Je fais mon métier : Je ris >

Ah! ah! ah!

Ah! ah! ah!

Qu on me pende ou qu’on me chasse, le tais mon métier : Je ris!

HAROLD

Seigneurs, le roi repose, il faut qu’on se retire

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