LA COUPE DU ROI DE THULK
Quand la nuit te couvre,
Quand pour toi s’entr ouvre Le tombeau profond,
Un seul être^
O mon maître,
Te pleure, et c’est ton bouffon !
Ah! ces gens-là sont dans leur rôle, en somme: La vie est triste ; il faut bien rire un peu I Un roi s’en va.,, ce n’est qu’un homme;
Un autre vient... c’est presque un dieu.
Mais quand se penche Son front pâli.
Ton cœur dans ta poitrine blanche.
Implacable Myrrha, n'a-t-il pas tressailli ?
Non, tu n'auras pas de larmes Pour ce vieillard dont tes charmes Ont égaré la raison Et qui meuftt de ta trahison !
Quand la nuit te couvre,
Quand pour toi s’entr'ouvre Le tombeau profond,
Un seul être,
O mon maître ,
Te pleure, et c’est ton bouffon!
(Paddock aperçoit Yorick qui vient d’entrer timidement).
i6 LA COUPE DU ROI DE THULÉ.