‹ La coupe du roi de Thulé opéra en trois actes et quatre tableaux de Louis Gallet & Edouard BlauChapitre 6 sur 31 · LA COUPE DU ROI DE THULK · texte numérisé non relu

LA COUPE DU ROI DE THULK

Quand la nuit te couvre,

Quand pour toi s’entr ouvre Le tombeau profond,

Un seul être^

O mon maître,

Te pleure, et c’est ton bouffon !

Ah! ces gens-là sont dans leur rôle, en somme: La vie est triste ; il faut bien rire un peu I Un roi s’en va.,, ce n’est qu’un homme;

Un autre vient... c’est presque un dieu.

Mais quand se penche Son front pâli.

Ton cœur dans ta poitrine blanche.

Implacable Myrrha, n'a-t-il pas tressailli ?

Non, tu n'auras pas de larmes Pour ce vieillard dont tes charmes Ont égaré la raison Et qui meuftt de ta trahison !

Quand la nuit te couvre,

Quand pour toi s’entr'ouvre Le tombeau profond,

Un seul être,

O mon maître ,

Te pleure, et c’est ton bouffon!

(Paddock aperçoit Yorick qui vient d’entrer timidement).

i6 LA COUPE DU ROI DE THULÉ.

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