‹ La coupe enchantéeChapitre 17 sur 61 · XVIII LA FONTAI NE · texte numérisé non relu

XVIII LA FONTAI NE

(livre II), imité de Boccace, et le Villageois qui cherche son veau (même livre) tiré des Cent nouvelles nouvelles de la Reine de Navarre. Le succès de cette comédie a été très vif, bien qu'interrompu à la sixième représentation par suite d'un accident arrivée l'acteur La Thorillière. Reprise l'année suivante (8 avril), elle eut encore neuf représentations ci peu près consécutives. On ne connaît le Veau perdu que par l'analyse qui en a été donnée par le comédien François-Charles Grandval lt le manuscrit en ayant été perdu sans qu'il ait jamais été possible de le retrouver, et sans qu'aucun des deux auteurs ait voulu — ou pu le récrire à nouveau.

5° Je vous prends sans vert2, comédie en un acte, en vers, avec divertissement, représentée pour la première fois, le ier mai 1693. — Elle est en partie tirée d'un conte de Saint-Gilles , intitulé le

1. On trouvera cette analyse au tome IV de l'édition des œuvres de La Fontaine, donnée par Walckenaer ; elle est, d'ailleurs, généralement reproduite dans toutes les œuvres complètes du fabuliste.

2. « Le proverbe donné pour titre à cette pièce vient, dit Walckenaer, d'un usage, qui avait lieu dans les XIIIe, XIVe et XVe siècles, de porter toujours sur soi, pendant les premiers jours de mai, une branche ou un feuillage quelconque, sans quoi on s'exposait à recevoir un seau d'eau sur la tête. 11 suffisait à celui qui le jetait de dire en même temps, pour toute excuse : Je vous prends sans vert. »

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