‹ La coupe enchantéeChapitre 20 sur 61 · SCÈNE PREMIÈRE BERTRAND, LUCINDE, PERRETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE BERTRAND, LUCINDE, PERRETTE

Bertrand, ion, mordienne! vous dis-je, je ne ime laisserai pas enjôler davantage.

LUCINDE

Eh ! mon pauvre garçon!

Bertrand.

Je n'en ferai rien.

Perrette.

Auras-tu le cœur si dur, que...?

4 l-A COUPE ENCHANTEE

Je l'aurai dur comme un caillou.

LUCINDE

Laissez-nous ici seulement jusqu'à ce soir. Bertrand.

Je ne vous y laisserai pas un iota davantage, ventregoine ! Si quelqu'un vous alloit trouver enfarmées dans ma logette, et que diroit-on?

Perrette.

Ardez! ce qu'on en diroit seroit-il tant à ton désavantage?

Bertrand.

Testigué! si notre maître, qui hait les femmes, venoit à vous trouver, où en serois-je?

Lucinde.

Quand il saura que je suis une jeune fille persécutée par une belle-mère, abandonnée, à sa sollicitation, à l'inimitié de mon propre père, et qui fuit la maison paternelle de crainte d'épouser un magot qu'elle me veut donner parce qu'il est son neveu, mes larmes le toucheront; il aura pitié de moi, sans doute.

Page 1