SCENE I
que... Mais, ventreguienne ! que de babil! Estce que vous ne voulez donc pas vous taire, et me tourner les talons?
Lucinde, lui donnant de l'argent.
„Mon ami ! mon pauvre ami !
Bertrand, faisant le pleureur, mais prenant
toujours l'argent.
Mon ami, mon pauvre ami! Jarnigué ! ne v'ià-t-il pas encore la chanson du ricochet , avec vos pièces d'or?
Perrette.
Eh ! va, va, prends toujours.
Bertrand.
Ventregué! que veux-tu que j'en fasse?
Lucinde, lui donnant encore de l'argent. Mon pauvre garçon !
Bertrand.
Testigué ! n'avez-vous point de honte de me tenter comme ça?
Perrette.
Prends, te dis-je ?
Bertrand.
Morgue! c'est être bian Satan.
Lucinde, lui en donnant toujours.
Bertrand !
Jarni! cela est cause que je vous ai déjà fait passer la nuit dans ma cahute.
Perrette.
Le grand malheur!
Bertrand.
Morgue ! cela va encore être cause que je vous y ferai passer le jour.
Lucinde, lui en donnant davantage.
Mon cher Bertrand î
Bertrand.
Mort de ma vie ! que vous ai-je fait ?
Perrette.
Eh ! prends, prends.
Bertrand.
Prends, prends. Morguoi! prends toi-même. [Perrette veut prendre, et Bertrand se jette sur
la bourse.)
Perrette.
Eh bian! donne-le-moi, je le prendrai.
Bertrand.
Tu as bian envie de me voir frotté.
Perrette.
Là, là, prends courage; il ne t'est point arrivé de mal cette nuit, il ne t'en arrivera