IV LA FONTAINE
Si nous avons donne une citation aussi étendue relativement à Champmeslé, c'est que nous désirions bien établir que ce comédien distingué ne fut pas tout à fait indigne de l'illustre collaboration qui lui est attribuée, ce qui est encore une preuve de plus qu'elle a pu avoir lieu. Ajoutons que, du vivant même de La Fontaine, cette collaboration semble n'avoir été ignorée de personne, puisque le registre de La Grange la constate, ainsi que nous le dirons plus loin.
Nous allons citer d'ailleurs, en les commentant sommairement, les dix pièces qui composent le théâtre généralement connu et publié sous le nom de La Fontaine.
Les cinq premières n'ont jamais donné lieu à aucune contestation d'origine. Les voici dans leur ordre chronologique :
i° L'Eunuque, comédie en cinq actes, en vers, imprimée en i654, et non représentée. - C'est une médiocre imitation de Térencc, remplie de longueurs et de détails inutiles, et qui ne supporte pas plus la lecture qu'elle ne supporterait la représentation. Comédie « faible et sans intérêt », dit le chevalier de Mouhy ' .
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