ET SES COMEDIES III
de son mari, « qu'il était un homme d'esprit et un critique de goût dont les conseils furent souvent recherches par les écrivains de son époque;... que l'auteur dramatique n'était pas sans valeur, et que La Fontaine lui en reconnut assez pour collaborer plusieurs fois avec lui. C'est ainsi que Champmeslé eut une part incontestable dans les quatre pièces suivantes jouées sous le nom du fabuliste : le Florentin; la Coupe enchantée; le Veau perdu; Je vous prends sans vert ' .
<c Quant aux comédies qui lui sont propres, elles eurent trois éditions, dont la meilleure est celle de la Compagnie des Libraires, en 1742, et elles reçurent du public un accueil favorable. Ce sont : les Giisettes ou Crispin chevalier (1671); l'Heure du berger (1672); le Parisien et la Rue Saint-Denis (1682); les Fragments de Molière (1684); la Veuve (1699). Prises souvent dans la société bourgeoise, dont elles peignent les ridicules, les comédies de Champmeslé sont intéressantes, pleines de mots piquants et d'incidents heureux; le style en est badin, enjoué; mais on leur reproche avec raison une forme extrêmement négligée et des dénouements presque toujours manques ou peu justifiés. »
1. Ch. Gueullette a omis dans cette nomenclature Ragotin, qui est la première des cinq pièces attribuées à la collaboration de La Fontaine et de Champmeslé.