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ET SES COMEDIES VII

La querelle, d'ailleurs, ne dura pas longtemps entre le fabuliste et le musicien. La Fontaine fît même presque amende honorable, à la suite de leur réconciliation, en supprimant les vers que, dans un moment de légitime courroux, il avait écrits contre Lulli. Ils n'en subsistent pas moins dans ses œuvres complètes.

4° Galatée, opéra inachevé, et dont deux actes seulement sont connus. — Publié en 1682, ce livret ne trouva pas de compositeur pour le mettre en musique. La Fontaine n'en écrivit d'ailleurs jamais le troisième acte, que sa préface annonçait cependant à ses lecteurs. L'acte premier débute par une chanson du berger Timandre, sur laquelle le musicien Michel Lambert, le beau-père de Lulli, a écrit une mélodie restée longtemps célèbre. Voici la première des trois strophes qui la composent :

Brillantes fleurs, naissez;

Herbe tendre, croissez

Le long de ces rivages;

Venez, petits oiseaux,

Accorder vos ramages

Au doux bruit de leurs eaux.

5° Astrée, opéra en trois actes, avec prologue, représenté le 28 novembre 1691. — La musique était de Colasse, élève de Lulli et qui a été chef

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